Martinique, 1710-1712 — Le Gaoulet, Martinique 1710–1712 : des départs au bois jugés comme un complot
Dans ce dossier : Lettre de Vaucresson du 30 octobre 1711 : alarmes et foule de Saint-Pierre en 1710, sort des quatre chefs.
Source
Phélypeaux, gouverneur général ; Gabaret, gouverneur ; Vaucresson, intendant ; Mesnier, contrôleur ; Valmeinier, lieutenant de roi ; Binois, ingénieur ; Houdin, juge ; Poinsable, auteur d’une lettre du 13 janvier 1711
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Dans ce dossier : Lettre de Vaucresson du 30 octobre 1711 : alarmes et foule de Saint-Pierre en 1710, sort des quatre chefs.
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En 1711, l’intendant Vaucresson justifie la procédure de 1710 par la pression du bourg de Saint-Pierre : les prisons étaient remplies, il y eut « deux allarmes dans le bourg St Pierre dont une en plein jour », pendant lesquelles « le peuple estoit si emeu qu’il crioit hautement qu’on estoit trop longtems à faire des Exemple ». Il dit avoir alors fait révoquer le pouvoir donné au juge et fait siéger le Conseil au bourg sans interruption.
Le récit est écrit plus d’un an après les faits par l’intendant, qui y défend la régularité de la procédure ; les lettres de 1710 ne mentionnent pas ces alarmes. Il ne dit ni leurs dates ni qui composait ce « peuple ».
Des quatre hommes désignés comme chefs en 1710 — Jérôme et François, esclaves de Courtois, Michau, esclave de Desmassias, et Mamou, esclave de Descasseaux —, un est pris à la fin d’août ou au début de septembre 1710, et l’intendant écrit que « l’on n’a pû rien tirer de luy » ; un second, « un des plus vigoureux, et determiné negre qu’il y eust dans le païs » selon l’intendant, est conduit dans les prisons de Saint-Pierre le 1er décembre 1710. Le 30 octobre 1711, l’intendant écrit que deux ont été « pris, et executés », que Michau a été pris environ un mois plus tôt et que Jérôme reste seul en liberté. Les deux exécutés sont donc Mamou et François.
Aucune pièce conservée ne dit lequel de Mamou ou de François fut pris le premier, ni la date et le lieu de leur exécution ; la lettre où l’intendant dit l’avoir annoncée n’a pas été retrouvée. Le gouverneur Gabaret écrit que l’homme pris en décembre 1710 « avoit pris parmy eux le titre de gouverneur » : c’est son affirmation, que rien ne permet de rattacher à l’un des deux.