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Esclavage aux Antilles

Source

Correspondance de la Martinique reçue par le secrétaire d'État de la Marine pour 1711, avec pièces jointes

Phélypeaux, gouverneur général ; Gabaret, gouverneur ; Vaucresson, intendant ; Mesnier, contrôleur ; Valmeinier, lieutenant de roi ; Binois, ingénieur ; Houdin, juge ; Poinsable, auteur d’une lettre du 13 janvier 1711

Pièce d’archives · janvier - octobre 1711

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Notice

Droits : Licence ouverte Etalab 2.0 (décision ANOM 2018-1) ; crédit requis : « FR ANOM, Aix-en-Provence, COL C8A 18, fol. 1-268 · Archives nationales d’outre-mer (France) · licence ouverte Etalab 2.0 ».

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Points étayés

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Saint-Pierre réclame des exemples

Point 1 sur 2 · Événement · juillet-août 1710

En 1711, l’intendant Vaucresson justifie la procédure de 1710 par la pression du bourg de Saint-Pierre : les prisons étaient remplies, il y eut « deux allarmes dans le bourg St Pierre dont une en plein jour », pendant lesquelles « le peuple estoit si emeu qu’il crioit hautement qu’on estoit trop longtems à faire des Exemple ». Il dit avoir alors fait révoquer le pouvoir donné au juge et fait siéger le Conseil au bourg sans interruption.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le récit est écrit plus d’un an après les faits par l’intendant, qui y défend la régularité de la procédure ; les lettres de 1710 ne mentionnent pas ces alarmes. Il ne dit ni leurs dates ni qui composait ce « peuple ».

  • Correspondance de la Martinique reçue par le secrétaire d'État de la Marine pour 1711, avec pièces jointes (cette notice) — lettre de Vaucresson du 30 octobre 1711, fol. 162 v°-163 r°

Le sort des quatre chefs mis à prix

Point 2 sur 2 · Événement · août 1710 - octobre 1711

Des quatre hommes désignés comme chefs en 1710 — Jérôme et François, esclaves de Courtois, Michau, esclave de Desmassias, et Mamou, esclave de Descasseaux —, un est pris à la fin d’août ou au début de septembre 1710, et l’intendant écrit que « l’on n’a pû rien tirer de luy » ; un second, « un des plus vigoureux, et determiné negre qu’il y eust dans le païs » selon l’intendant, est conduit dans les prisons de Saint-Pierre le 1er décembre 1710. Le 30 octobre 1711, l’intendant écrit que deux ont été « pris, et executés », que Michau a été pris environ un mois plus tôt et que Jérôme reste seul en liberté. Les deux exécutés sont donc Mamou et François.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Aucune pièce conservée ne dit lequel de Mamou ou de François fut pris le premier, ni la date et le lieu de leur exécution ; la lettre où l’intendant dit l’avoir annoncée n’a pas été retrouvée. Le gouverneur Gabaret écrit que l’homme pris en décembre 1710 « avoit pris parmy eux le titre de gouverneur » : c’est son affirmation, que rien ne permet de rattacher à l’un des deux.