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Esclavage aux Antilles

Source

Lettre et mémoires sur le retranchement des fêtes, le travail servile et les institutions ecclésiastiques en Martinique

Bénard, intendant ; André Mane, supérieur de la mission dominicaine

Pièce d’archives · 6 et 8 octobre 1722 (mentions divergentes)

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Notice

Droits : Licence ouverte Etalab 2.0 (décision ANOM 2018-1) ; crédit requis : « FR ANOM, Aix-en-Provence, COL C8A 30, fol. 419-421 · Archives nationales d’outre-mer (France) · licence ouverte Etalab 2.0 ».

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1640–1844 — Baptiser, posséder, surveiller : l’Église dans l’esclavage aux Antilles

Le baptême fait entrer une personne dans la communauté chrétienne, mais ne la rend pas libre. Aux Antilles françaises, des missionnaires enseignent le salut — la vie éternelle auprès de Dieu —, des curés célèbrent des rites comme le baptême et le mariage, et des ordres religieux possèdent des habitations — des exploitations agricoles coloniales — et des personnes. Leurs désaccords portent souvent sur ce qu’ils appellent un « juste titre », une raison qu’ils jugent légitime pour asservir ou posséder, sur la discipline ou sur l’autorité qui doit gouverner — sans faire disparaître l’esclavage.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Énoncé 1 sur 1 · Témoignage · 1722-10-06

Dans le mémoire joint à sa lettre du 6 octobre 1722, l’intendant Bénard rapporte que les habitants évaluent à au moins 375 000 livres par an le gain qu’ils retireraient du retranchement des fêtes, en comptant de 20 à 30 sols de travail par personne esclavisée et par jour. Il propose qu’à chaque fête retranchée chaque habitant verse à la fabrique paroissiale cinq sols par personne esclavisée qu’il fait travailler ; il estime que ce prélèvement produirait environ 6 000 livres par an.