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Esclavage aux Antilles

Source

Vente au roi de la maison du Cap et des habitations jésuites des Terriers-Rouges et de Port-de-Paix

Duc de Praslin pour le roi ; syndics des créanciers des jésuites ; Gabriel Bélo, curateur aux biens vacants

Pièce d’archives · 16 mars 1768 ; feuillet de titre daté du 18 mars 1768

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Notice

Droits : Document du XVIIIe siècle dans le domaine public ; images institutionnelles des Archives nationales d’outre-mer réutilisables sous licence ouverte Etalab 2.0 avec crédit et cote complète.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1640–1844 — Baptiser, posséder, surveiller : l’Église dans l’esclavage aux Antilles

Le baptême fait entrer une personne dans la communauté chrétienne, mais ne la rend pas libre. Aux Antilles françaises, des missionnaires enseignent le salut — la vie éternelle auprès de Dieu —, des curés célèbrent des rites comme le baptême et le mariage, et des ordres religieux possèdent des habitations — des exploitations agricoles coloniales — et des personnes. Leurs désaccords portent souvent sur ce qu’ils appellent un « juste titre », une raison qu’ils jugent légitime pour asservir ou posséder, sur la discipline ou sur l’autorité qui doit gouverner — sans faire disparaître l’esclavage.

Points étayés

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Énoncé 1 sur 1 · Événement · 1768-03-16

La minute du 16 mars 1768 vend au roi une sucrerie jésuite des Terriers-Rouges comprenant 260 personnes et une indigoterie près du Port-de-Paix en comprenant 121 dans la description mais 120 dans le calcul du prix. Le contrat fixe une valeur uniforme de 1 000 livres par personne et prévoit que le prix et les intérêts varient selon l'effectif livré : l'expulsion des jésuites transfère ce patrimoine humain sans mettre fin à l'esclavage.