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Esclavage aux Antilles

Source

Copie du règlement au sujet des fêtes pour les personnes esclavisées à Saint-Domingue

Supérieur et réunion des curés prêcheurs de Saint-Domingue

Pièce d’archives · 1720

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Notice

Droits : Licence ouverte Etalab 2.0 (décision ANOM 2018-1) ; crédit requis : « FR ANOM, Aix-en-Provence, COL C9A 17 · Archives nationales d’outre-mer (France) · licence ouverte Etalab 2.0 ».

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1640–1844 — Baptiser, posséder, surveiller : l’Église dans l’esclavage aux Antilles

Le baptême fait entrer une personne dans la communauté chrétienne, mais ne la rend pas libre. Aux Antilles françaises, des missionnaires enseignent le salut — la vie éternelle auprès de Dieu —, des curés célèbrent des rites comme le baptême et le mariage, et des ordres religieux possèdent des habitations — des exploitations agricoles coloniales — et des personnes. Leurs désaccords portent souvent sur ce qu’ils appellent un « juste titre », une raison qu’ils jugent légitime pour asservir ou posséder, sur la discipline ou sur l’autorité qui doit gouverner — sans faire disparaître l’esclavage.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Énoncé 1 sur 1 · Prescription · 1720

Une copie de règlement attribuée au supérieur et à la réunion des curés prêcheurs de Saint-Domingue fixe en 1720 un calendrier particulier pour les personnes esclavisées. Après avoir énuméré les fêtes d’obligation, le règlement dispense les personnes esclavisées de toutes sauf douze : l’Ascension, la Circoncision, la Fête-Dieu, Noël, la Toussaint, la Purification, l’Annonciation, l’Assomption, la Nativité de la Vierge, la Saint-Jean-Baptiste, la Saint-Pierre-et-Saint-Paul et la fête du patron de la paroisse. Si une fête conservée tombe le samedi ou le lundi, les maîtres peuvent faire travailler les personnes esclavisées ; Noël, l’Assomption, la Toussaint et la fête patronale doivent cependant être observés quel que soit le jour.