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Esclavage aux Antilles

Source

Registre des baptêmes, interrements et mariages, à partir de 1673 — copie certifiée de 1777 pour le Dépôt des papiers publics des colonies

Paroisse Notre-Dame de Bon-Port, quartier de la Pointe-Noire, Guadeloupe

Pièce d’archives · 1777

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Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1664–1789 — Combien coûtait la liberté

Aux Antilles, on ne sortait pas de l’esclavage en prenant un bateau. On en sortait en payant — ou en servant. Voici ce qu’une personne devait réunir, obtenir et garder pour être affranchie, en Guadeloupe et à Saint-Domingue, entre 1664 et la Révolution.

Points étayés

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Le 7 mai 1673, à la Pointe-Noire en Guadeloupe, le registre paroissial enregistre le mariage d’Antoine Liartard et de « Barbe cy devant negresse esclave de Jacques Diot, depuis rachettée par ledit sieur Liartard qui luy a donné sa liberté ». Ils sont « conjoints ensemble par un legitime mariage sans publications des bans dont ils ont été dispensés pour de fort grandes raisons ». L’acte se fait en présence de Pierre Biffard, premier sergent de la compagnie du grand cul-de-sac, de Jacques Diot, de Bertrand Desnevaux et de l’officiant, un religieux de la Compagnie de Jésus. Parmi les signatures relevées de l’original figure « marque de Barbe negresse » : elle marque le registre, comme le fait Bertrand Desnevaux.

À garder en tête : Ce qui est lu est la copie de 1777, certifiée « copiés mot à mot des anciens registres » et signée au bout de chaque page — garantie plus large que celle de Capesterre, mais garantie d’un copiste. La marque de Barbe est relevée par ce copiste parmi les signatures de l’original ; ce n’est pas sa marque que l’on voit, c’est la mention qu’elle en a fait une. L’acte écrit Liartard, en marge comme dans la signature ; « Liétard », la forme sous laquelle Labat décrit le personnage, est celle des commentateurs. La dispense des bans est donnée au passif : le registre ne dit pas qui a dispensé, et Goddet-Langlois écrivent « J’ai prononcé la dispense » — première personne absente de la pièce. Ils écrivent aussi que l’acte est « signé du curé de la paroisse » : il est signé d’un jésuite, dont la lecture du nom reste incertaine, Fargand ou Sargand. Enfin, l’acte ne dit rien du prix du rachat, ni de la date de l’affranchissement, ni de ce que Barbe en a voulu.