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Esclavage aux Antilles

Source

Inventaires des cures de Port-au-Prince et de Léogâne

Commissaires coloniaux ; copie certifiée par Montarcher

Pièce d’archives · 22 juin 1773

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Notice

Droits : Licence ouverte Etalab 2.0 (décision ANOM 2018-1) ; crédit requis : « FR ANOM, Aix-en-Provence, COL F5 A 23 · Archives nationales d’outre-mer (France) · licence ouverte Etalab 2.0 ».

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1640–1844 — Baptiser, posséder, surveiller : l’Église dans l’esclavage aux Antilles

Le baptême fait entrer une personne dans la communauté chrétienne, mais ne la rend pas libre. Aux Antilles françaises, des missionnaires enseignent le salut — la vie éternelle auprès de Dieu —, des curés célèbrent des rites comme le baptême et le mariage, et des ordres religieux possèdent des habitations — des exploitations agricoles coloniales — et des personnes. Leurs désaccords portent souvent sur ce qu’ils appellent un « juste titre », une raison qu’ils jugent légitime pour asservir ou posséder, sur la discipline ou sur l’autorité qui doit gouverner — sans faire disparaître l’esclavage.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Énoncé 1 sur 2 · Pratique · 1773-06-22

Dans l'inventaire des biens propres du curé Gilbaud dressé à Léogâne le 22 juin 1773, les commissaires appliquent à Roxalie la catégorie raciale coloniale « négresse », la disent « de la Côte d'or » et la décrivent comme couturière âgée d'environ vingt-huit ans, puis inscrivent ses filles Marie-Josèphe, âgée de trois ans et quatre mois, et Rosalie, âgée de douze mois et vingt-deux jours, parmi les objets trouvés dans la maison du presbytère.

  • Inventaires des cures de Port-au-Prince et de Léogâne — COL F5 A 23, inventaire des biens propres du curé Gilbaud, vue 6 : après un plat de porcelaine, la catégorie raciale coloniale « négresse » appliquée à Roxalie, dite « de la Côte d'or », couturière d'environ vingt-huit ans, puis Marie-Josèphe et Rosalie avec leurs âges ; clôture de l'inventaire de la maison presbytérale immédiatement après

Énoncé 2 sur 2 · Pratique · 1773-06-22–1773-06-23

Les inventaires dominicains dressés à Saint-Domingue en juin 1773 distinguent des personnes appartenant à la mission, au presbytère ou personnellement à des religieux. À Léogâne, Roxalie et ses filles Marie-Josèphe et Rosalie sont inscrites dans les biens propres du curé Gilbaud ; à Cavaillon, Nicolas et Victor dans ceux du père Bernard. Les habitations réunissent personnes, sucreries, chapelles, sermons et catéchismes dans un même patrimoine administré.