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Esclavage aux Antilles

Source

L’organisation du travail servile sur la sucrerie domingoise au XVIIIe siècle, dans Philippe Hroděj (dir.), L’esclave et les plantations : de l’établissement de la servitude à son abolition. Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2009, p. 125-159

Natacha Bonnet

Étude · 2009

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Points étayés

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En 1786, Charles, fils du charpentier La Fortune, est confié à un M. Mussot, probablement à Port-au-Prince,…

Point 1 sur 6 · Événement · lettre du gérant

En 1786, Charles, fils du charpentier La Fortune, est confié à un M. Mussot, probablement à Port-au-Prince, pour apprendre le métier de son père et le remplacer sur l’habitation.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Ce que la lettre attribue au gérant : l’âge de Charles n’est pas donné, et « probablement à Port-au-Prince » est la lecture de l’historienne.

  • L’organisation du travail servile sur la sucrerie domingoise au XVIIIe siècle, dans Philippe Hroděj (dir.), L’esclave et les plantations : de l’établissement de la servitude à son abolition. Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2009, p. 125-159 (cette notice) — § 18 ; n. 29 (ADLA 175 J 12, lettre du 11 avril 1786)

Sur la sucrerie des Varreux, à Saint-Domingue, l’inventaire de 1784 étudié par Natacha Bonnet place 81 des…

Point 2 sur 6 · Pratique · inventaire de l’habitation

Sur la sucrerie des Varreux, à Saint-Domingue, l’inventaire de 1784 étudié par Natacha Bonnet place 81 des 175 esclaves au jardin, répartis entre le grand jardin, où les femmes sont près des trois quarts, un atelier des 12-15 ans et des « enfants au panier » de 6 à 10 ans.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le texte de l’autrice (81 au jardin sur 175, enfants compris) et son tableau 3 (66 adultes) n’ont pas le même dénominateur. L’inventaire ne dit pas ce que contenait le panier ni qui conduisait les enfants.

  • L’organisation du travail servile sur la sucrerie domingoise au XVIIIe siècle, dans Philippe Hroděj (dir.), L’esclave et les plantations : de l’établissement de la servitude à son abolition. Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2009, p. 125-159 (cette notice) — § 15-16 ; tableaux 3-5, lus sur les images OpenEdition

Aux Varreux, en 1784, neuf enfants de dix à quatorze ans occupent un poste nommé : Ratton, quatorze ans, est…

Point 3 sur 6 · Pratique · inventaire de l’habitation

Aux Varreux, en 1784, neuf enfants de dix à quatorze ans occupent un poste nommé : Ratton, quatorze ans, est petit moulinier ; André, douze ans, valet ; Avéré, dix ans, gardeur de chevaux. Selon Natacha Bonnet, les enfants de l’habitation travaillent au jardin dès six ans environ.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les postes sont ceux qu’inscrit l’inventaire ; il ne dit ni depuis quand ces enfants les occupent ni ce qu’ils y font chaque jour.

  • L’organisation du travail servile sur la sucrerie domingoise au XVIIIe siècle, dans Philippe Hroděj (dir.), L’esclave et les plantations : de l’établissement de la servitude à son abolition. Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2009, p. 125-159 (cette notice) — § 11 ; n. 12 et 23

Sur la sucrerie des Sources, à Saint-Domingue, Natacha Bonnet établit d’après le registre de l’habitation…

Point 4 sur 6 · Mesure · date non établie

Sur la sucrerie des Sources, à Saint-Domingue, Natacha Bonnet établit d’après le registre de l’habitation qu’un enfant sur trois seulement atteint quinze ans, et que les enfants font un cinquième des décès. Le registre omet les enfants morts dans leurs premiers jours : la mortalité réelle, que l’historienne dit impossible à connaître, était donc plus forte encore, et la part des enfants qui atteignent quinze ans plus faible.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Mesure d’une habitation, calculée par l’historienne sur un registre lacunaire ; elle ne vaut ni pour toute la colonie ni pour les Petites Antilles.

  • L’organisation du travail servile sur la sucrerie domingoise au XVIIIe siècle, dans Philippe Hroděj (dir.), L’esclave et les plantations : de l’établissement de la servitude à son abolition. Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2009, p. 125-159 (cette notice) — § 33 et § 38, n. 66

Sur la sucrerie Galbaud du Fort, à Léogane (Saint-Domingue), Natacha Bonnet suit des lignées sur trois…

Point 5 sur 6 · Pratique · 1701–1773

Sur la sucrerie Galbaud du Fort, à Léogane (Saint-Domingue), Natacha Bonnet suit des lignées sur trois générations. « Vieille Marthe », née en 1701 et inscrite parmi les « négrittes » en 1710, a un fils, Jean Cottard, en 1729, puis Vénus en 1735 et Jeanne Marthe en 1737 ; Jeanne Marthe a une fille, Marie-Jeanne, en 1756 ; Vieille Marthe vit encore sur l’habitation en 1773, à 72 ans. Catin Arada, née en 1730, a quatre enfants sur l’habitation entre 1750 et 1757 ; sa fille Marthe a un fils, Ambroise, à dix-sept ans. Marothe, née vers 1682, a un fils, Ambroise, né en 1702, devenu tonnelier puis commandeur en 1757.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Reconstitution de Bonnet par le rapprochement des prénoms de listes successives ; elle ne donne que des naissances, des morts et des fonctions, aucune action ni parole. Deux Ambroise et plusieurs Vénus portent le même prénom : ne pas les confondre.

  • L’organisation du travail servile sur la sucrerie domingoise au XVIIIe siècle, dans Philippe Hroděj (dir.), L’esclave et les plantations : de l’établissement de la servitude à son abolition. Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2009, p. 125-159 (cette notice) — § 44

Sur la sucrerie Galbaud du Fort, à Léogane, le cahier tenu du 10 juin 1767 à la fin de 1773 donne pour…

Point 6 sur 6 · Pratique · 1767–1773

Sur la sucrerie Galbaud du Fort, à Léogane, le cahier tenu du 10 juin 1767 à la fin de 1773 donne pour chaque esclave sa naissance et, le cas échéant, sa mort ; les femmes y sont numérotées et les enfants créoles inscrits par leur ascendance maternelle, « fils du no 12 » ou « fille du no 49 ». Selon Natacha Bonnet, 16 enfants seulement y naissent de 1767 à 1773.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le cahier est connu ici par la seule description qu’en donne Bonnet.

  • L’organisation du travail servile sur la sucrerie domingoise au XVIIIe siècle, dans Philippe Hroděj (dir.), L’esclave et les plantations : de l’établissement de la servitude à son abolition. Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2009, p. 125-159 (cette notice) — § 5 et § 41