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Esclavage aux Antilles

Source

Esclaves qu’on vend & achète. Règles sur le commerce des Esclaves en général, & des Nègres en particulier

Germain Fromageau

Source d’époque · 15 avril 1698

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Notice

Droits : Texte de 1698 et édition de 1744 dans le domaine public. Le scan Google Books doit faire l’objet d’une vérification de ses conditions avant toute reproduction publique ; aucun visuel n’est repris par ce lot.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1640–1844 — Baptiser, posséder, surveiller : l’Église dans l’esclavage aux Antilles

Le baptême fait entrer une personne dans la communauté chrétienne, mais ne la rend pas libre. Aux Antilles françaises, des missionnaires enseignent le salut — la vie éternelle auprès de Dieu —, des curés célèbrent des rites comme le baptême et le mariage, et des ordres religieux possèdent des habitations — des exploitations agricoles coloniales — et des personnes. Leurs désaccords portent souvent sur ce qu’ils appellent un « juste titre », une raison qu’ils jugent légitime pour asservir ou posséder, sur la discipline ou sur l’autorité qui doit gouverner — sans faire disparaître l’esclavage.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Énoncé 1 sur 1 · Prescription · 1698-04-15

Dans une consultation délibérée le 15 avril 1698, Germain Fromageau pose d'abord que la servitude ne relève pas du droit naturel et que l'être humain naît libre. Il soutient ensuite que le baptême ne produit pas la liberté civile et admet abstraitement trois titres de servitude. Il conclut cependant que les guerres, condamnations et ventes décrites ne fournissent pas de juste titre : le commerce ordinaire est injuste, vendeurs et acheteurs pèchent mortellement et doivent rendre la liberté.