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Esclavage aux Antilles

Source

Les esclaves femmes aux Antilles françaises, 1635-1848

Arlette Gautier

Étude · 1983

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Notice

Droits : Article sous droits — Historical Reflections / Réflexions Historiques, vol. 10 n° 3, automne 1983, p. 409-433, Berghahn Books ; copie de travail au fonds local, sans redistribution.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Notion

Libres de couleur, et propriétaires d’esclaves

En Guadeloupe, à la fin du XVIIIe siècle, des personnes affranchies possédaient des habitations — des exploitations agricoles où la terre, les bâtiments et les gens qu’on y tient forment un même bien. Le fait est établi et il est compté ; il est aussi plus petit qu’on ne l’imagine, puisque les trois quarts de ces habitations restent à des propriétaires blancs ou réputés tels. Cette page rapporte ce que deux recensements permettent d’en savoir : combien, de quelle taille, et tenues par qui.

5 min · 1715–1802 · Martinique, Guadeloupe et dépendances, +1

Points étayés

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En Côte-sous-le-Vent, le recensement de 1796 attribue 218 habitations secondaires à des propriétaires blancs ou réputés blancs (68 %), 82 à des « métissés » (25 %) et 21 à des « Noirs » (7 %). La répartition par sexe s’inverse selon la couleur : 69 % des propriétaires blancs sont des hommes, tandis que les propriétaires sont des femmes dans 60 % des cas chez les métissés et dans 90 % des cas chez les Noirs. Sur dix-neuf propriétaires noires, une seule, Marie Henriette, a un conjoint déclaré.

  • Les Maîtres de la Guadeloupe. Propriétaires d’esclaves (1635-1848) — chapitre V, 5e génération, « Le rôle complémentaire des cultures secondaires » : répartition des 393 habitations de la Côte-sous-le-Vent en 1796, part des propriétaires par couleur et par sexe
  • Les esclaves femmes aux Antilles françaises, 1635-1848 — p. 427-428, rouvertes à l’image : « les affranchissements de femmes sont le triple de ceux des hommes à la fin XVIIIe et le double au XIXe », les totaux restant faibles jusqu’en 1830 ; l’amélioration obtenue d’un homme libre est transitoire, « que le goût de l’amant libre change, qu’il s’en retourne en France ou qu’il meurre », et « au mieux elles seraient affranchies lorsque le blanc rentrerait en France ou se marierait »