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Esclavage aux Antilles

Source

Recensement de la Guadeloupe en 1671 — renseignements nominatifs et renseignements du terrier

Généalogie et Histoire de la Caraïbe

Édition critique · 1671

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Notion

Qui étaient les Amérindiens de la Guadeloupe au XVIIᵉ siècle ?

Des dizaines de personnes amérindiennes ont vécu et travaillé dans les habitations guadeloupéennes du XVIIᵉ siècle. Les registres de paroisse et les rôles d’imposition en donnent les noms, les âges, les enfants, parfois la maison — et deux femmes y tiennent une case à leur nom.

4 min · 1620–1685 · Guadeloupe et dépendances

Points étayés

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Le recensement de la Guadeloupe de 1671 range les personnes amérindiennes dans une colonne de tableau, à côté de celles qui comptent les nègres, négresses, négrillons, négrittes et mulâtres. Sur le fac-similé, l’intitulé de cette colonne n’est pas uniforme : dans une partie du volume il porte trois mots empilés, « Sauuages, Mestis, Capouis », et dans une autre le seul mot « Sauvages ». La transcription de Généalogie et Histoire de la Caraïbe la rend partout par « Sauvages », et le total qu’on en tire est de cinquante-six personnes dans quatorze cases — vingt-six dans une seule, huit dans une autre, six, quatre, deux, deux, puis huit cases à une personne. Les mêmes comptes donnent 1 635 nègres dans 381 cases, 1 496 négresses dans 382, 816 négrillons, 348 négrittes et 55 mulâtres. La case aux vingt-six est celle du sieur de Chasteaudubois, à la Montagne de Bellevue : elle porte un serviteur artisan, quatre serviteurs blancs, vingt-six personnes dans cette colonne, et aucun nègre ni négresse.

À garder en tête : CE TOTAL N’EST PAS UN COMPTE DE PERSONNES AMÉRINDIENNES. Le fac-similé montre que la colonne, dans une partie au moins du volume, est intitulée « Sauuages, Mestis, Capouis » : elle réunit trois catégories, dont deux désignent des personnes de filiation mêlée. La transcription ne rend que le premier mot, et c’est sur elle que le total a été calculé. Ce que « Capouis » désignait n’est pas établi ici. Ailleurs dans le volume la même colonne ne porte que « Sauvages » : la composition varie d’un tableau à l’autre, et rien ne dit laquelle vaut pour chacune des quatorze cases comptées. Le total est donc un plafond pour les personnes amérindiennes, pas leur nombre. Pour le reste : ce sont des effectifs déclarés par case, non des mentions individuelles — le recensement de 1671 ne nomme pas ces personnes, il les compte ; il ne dit ni d’où elles viennent ni leur condition juridique ; et le compte ne se compare pas terme à terme avec le rôle de 1664, qui procède autrement. Enfin sept personnes portent dans la transcription un « Sauvage » ou « Bresilien » à la place du nom de famille, et deux seulement le portent entre parenthèses, marque de catégorie : pour les cinq autres, le mot peut être un patronyme.