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Esclavage aux Antilles

Source

The External Trade of the Loango Coast, 1576–1870. The Effects of Changing Commercial Relations on the Vili Kingdom of Loango

Phyllis M. Martin

Étude · 1972

Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.

Notice

Droits : Ouvrage sous droits, Oxford, Clarendon Press, 1972, xiii+193 p., 4 cartes. Le fac-similé au fonds local est réservé au travail documentaire interne : ni la carte ni la page ne sont republiées. Ce que le site publie est une carte originale, redessinée sur un fond du domaine public, qui ne reprend de Martin que des faits — deux bornes de côte et une latitude.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1769–1773 — La Marie-Séraphique, deux feuilles

Un même navire négrier nantais, deux campagnes, deux grandes feuilles dessinées, et chiffrées une fois la campagne close — la première signée de Jean-René L’Hermite, la seconde attribuée. Ce ne sont pas des images : ce sont des comptes, et les personnes y figurent au même inventaire que l’eau et les fèves. Les lire l’une après l’autre, c’est voir ce qui change quand on recommence.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Le lieu que les deux feuilles de la Marie-Séraphique appellent « Loangue » se trouve sur la côte d’Afrique centrale, par 4,66° de latitude sud, sur le rivage que Phyllis Martin nomme la côte de Loango et qu’elle borne au cap Lopez au nord et à l’embouchure du Congo au sud, « about 460 miles » plus loin. Le nom que l’armement nantais donne à cette destination est « Angole ». São Tomé, que la feuille de 1770 nomme comme provenance de trois mille livres de manioc, est une île du golfe de Guinée située au nord-ouest de cette côte, à quelque sept cent quatre-vingt-dix kilomètres de la baie de Loango. Kinamina, que la feuille de 1773 donne comme premier lieu de traite de la campagne de 1772, n’est situé par aucune source du projet.

À garder en tête : **Que le « Loangue » des deux feuilles soit la baie que Martin nomme « Loango Bay » n’est pas établi par une pièce.** C’est le pas qui porte tout le reste, et il est fait ici : les feuilles écrivent un nom sans coordonnée, Martin place une baie sans citer les feuilles. Le rapprochement s’appuie sur trois choses, et pas davantage — la graphie, l’identification par Radburn et Eltis du mouillage de la vue peinte de 1770 au large de Loango, et le fait que Martin ne porte aucun autre lieu de ce nom sur toute la côte. Un port voisin de la même côte n’est pas exclu. La latitude de la baie de Loango est lue sur une carte imprimée, non relevée : l’interpolation entre les deux repères de la carte 1 donne 4,66° S. Le fac-similé est tourné d’environ deux degrés, non corrigé, et l’étiquette « Loango Bay » est à cent dix pixels des repères : une seconde lecture donne 4,62° sans correction d’inclinaison et 4,52° avec. La marge est donc de l’ordre de 0,15°, une quinzaine de kilomètres. La longitude n’est pas de Martin : elle est prise sur le littoral Natural Earth à cette latitude, ce qui place une baie sur son rivage sans inventer de coordonnée. Les bornes de la côte de Loango sont celles d’une étude de 1972 sur le commerce extérieur du royaume vili, non une limite d’époque : les feuilles de la Marie-Séraphique n’en portent aucune. Que « Angole » désigne cette côte n’est pas une identification du site : la feuille de 1770 écrit « pour Angole » comme destination et « qui a traité a Loangue » comme lieu, et c’est elle qui rapproche les deux mots. L’ouvrage de Martin n’est pas acquis : le fonds n’en tient qu’une double vue, la carte 1 et la première page du chapitre I. Kinamina n’est porté ni par les feuilles au-delà de son nom, ni par la carte de Martin, qui ne nomme rien d’approchant sur toute la côte.

  • The External Trade of the Loango Coast, 1576–1870. The Effects of Changing Commercial Relations on the Vili Kingdom of Loango — chapitre I, « The Vili Kingdom of Loango and its Neighbours », deuxième phrase : « After Cape Lopez, the coastline follows a general south-easterly direction as far as the mouth of the Congo River, about 460 miles away » ; carte 1, « West Central Africa », où l’étiquette « Loango Bay » se lit entre les repères de l’équateur et du 5° S, d’où 4,66° S par interpolation
  • Land, échelle 1:10 millions — cap Lopez à 8,695567 E / 0,586602 S et embouchure du Congo à 12,3336 E / 6,0784 S, distants de 732 km à vol d’oiseau, soit 455 milles sur une sphère de rayon 6 371,0088 km — la borne de Martin s’y vérifie à 1,1 % près ; littoral croisant la latitude 4,66° S à 11,7775 E ; ville de São Tomé à 0,337466 N / 6,729650 E d’après la couche « Populated Places » 1:10 M du même fonds, à 789 km à vol d’oiseau de la baie de Loango
  • Plan, profil et distribution de la Marie-Séraphique ; Vue du Cap-Français et ouverture de la vente — feuille de 1770, bandeau comptable : « pour Angole », « qui a traité a Loangue, dont la vüe est cy dessous », et soute à pain « contenant 3000 livres remplis de Magnoc pris à Saint Thomé » ; feuille de 1773, tableau général de la traite : « commencée a Kinamina le 16. juin 1772. a Loangue le 19. aoust, et finie le 14. 9bre »