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Esclavage aux Antilles

Source

Lettre sur la liberté des personnes parties de la zone française et la formation de San Lorenzo (AGI, SANTO_DOMINGO,63,R.3,N.62)

Juan de Padilla Guardiola y Guzmán, gouverneur par intérim de Santo Domingo

Pièce d’archives · 1677-10-25

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Notice

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Lieu

San Lorenzo de los Minas : franchir la frontière pour devenir libre, 1677–1748

À partir de 1677, des personnes esclavisées qui ont fui la partie française d’Hispaniola obtiennent la liberté dans la colonie espagnole et sont regroupées près de Santo Domingo. Elles fondent des familles, cultivent et agissent collectivement. Pendant soixante-dix ans, les autorités hésitent pourtant entre les employer, les gouverner séparément, les disperser ou les renvoyer vers la partie française.

9 min · 1664–1789 · Saint-Domingue, Hispaniola et circulations franco-espagnoles

Points étayés

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Le 25 octobre 1677, le gouverneur par intérim de Santo Domingo rappelle qu’un ordre royal du 15 juin 1675 avait demandé de vendre « todos los esclavos fugitivos que avian venido del frances ». Il rapporte que l’Audiencia a reconnu leur liberté et qu’il a refusé de les vendre au profit du roi. Il dit avoir réuni environ cinquante personnes, femmes comprises, sur une terre vacante à une lieue de la ville, donné à l’établissement le nom de San Lorenzo et ordonné l’apprentissage de la lance afin de l’employer à la défense de la colonie.