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Esclavage aux Antilles

Source

La ville aux Îles, la ville dans l’île : Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 1650-1820

Anne Pérotin-Dumon

Étude · 2000

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Points étayés

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Dans les villes guadeloupéennes, un propriétaire peut louer le travail d’une personne qualifiée à un…

Point 1 sur 5 · Interprétation · 1750–1815

Dans les villes guadeloupéennes, un propriétaire peut louer le travail d’une personne qualifiée à un employeur qui lui confie des tâches, tout en conservant le prix de la location et le pouvoir de reprise. Selon les contrats, la personne peut recevoir un salaire, garder une épargne, former une clientèle ou se déplacer pour travailler.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les contrats varient. Distinguer ce qui revient à la personne, au propriétaire ou à un intermédiaire, et ne pas déduire consentement ou autonomie complète de la mobilité.

  • La ville aux Îles, la ville dans l’île : Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 1650-1820 (cette notice) — Chapitres X et XII p. 493-574 et 641-681.

Dans le contrat notarié de Pointe-à-Pitre édité par Pérotin-Dumon, Joseph est déjà dit libre : son mariage…

Point 2 sur 5 · Événement · datation discordante dans l’édition, non durée du contrat

Dans le contrat notarié de Pointe-à-Pitre édité par Pérotin-Dumon, Joseph est déjà dit libre : son mariage avec une femme libre a suivi un accord privé antérieur. Pierre Lion agit pour les entrepreneurs du Spectacle africain ; Gossec et ceux-ci ont versé 2 640 livres à de Bovis, qui prend les intérêts de Joseph. Joseph ratifie l’engagement antérieur pour six ans à compter du 1er juin précédent : jouer les rôles distribués, suivre la troupe et assister aux leçons. Les entrepreneurs promettent 3 000 livres annuelles, sous condition de début des représentations, et prennent à leur charge nourriture, logement et transport ; ils prévoient de retenir 66 livres par mois jusqu’au remboursement du prix payé pour Joseph. Devenu libre, Joseph doit donc rembourser sur ses revenus le prix de son propre achat. Le contrat ne constate ni représentation ni paiement effectif.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La chronologie de l’édition est discordante : titre de l’annexe « 1778 » (p. 867), référence finale de l’acte « 3 septembre 1777 » et mention « 1er janvier 1779 » accompagnée de « erreur pour 1778 ? » (p. 868). L’intervalle chronologique 1777–1779 signale cette discordance, non la durée du contrat ; la minute reste à consulter avant de fixer une date unique de l’opération. L’acte ne prouve pas l’accomplissement des six années d’engagement.

  • La ville aux Îles, la ville dans l’île : Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 1650-1820 (cette notice) — Chapitre XI p. 601–602 ; annexe 11.11 p. 867–868 (pages PDF 923–924), titre, contrat et référence finale, relus sur les planches.

Trois catégories des recensements guadeloupéens

Point 3 sur 5 · Mesure · 1772–1785

Le tableau 6.13 de Pérotin-Dumon, établi à partir d’états de population, donne pour la Guadeloupe en 1772 environ 79 000 personnes classées esclaves, 1 200 libres de couleur et 14 100 Blancs ; en 1785, environ 93 200 esclaves, 1 900 libres de couleur et 14 600 Blancs. Les deux états montrent la forte majorité des personnes asservies et la présence distincte de libres de couleur.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Valeurs en milliers, arrondies par le tableau. Les catégories et les périmètres sont ceux des états assemblés par Pérotin-Dumon ; ne pas additionner ces colonnes aux totaux d’autres séries ni en déduire un taux de croissance sans contrôle des dénombrements.

  • La ville aux Îles, la ville dans l’île : Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 1650-1820 (cette notice) — p. 328, tableau 6.13, lignes 1772 et 1785 et légende ; PDF local vue 330

Des libres de couleur dans plusieurs positions sociales

Point 4 sur 5 · Interprétation · 1685–1789

Les libres de couleur des Antilles françaises comprennent des personnes affranchies et des personnes nées libres ; ils contractent des mariages, exercent des métiers et peuvent posséder des biens. Au XVIIIe siècle, des restrictions et des pratiques de ségrégation limitent pourtant l’accès à certains emplois, fonctions et unions, avec des modalités locales inégales.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les exemples et règles étudiés par Niort concernent surtout Martinique et Guadeloupe ; leur présence à Saint-Domingue ne suffit pas à rendre identiques les règles locales, les métiers ou la répartition des patrimoines.

Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, deux centres guadeloupéens

Point 5 sur 5 · Interprétation · 1750–1789

Basse-Terre, siège ancien du gouvernement et port de Guadeloupe, atteint selon Pérotin-Dumon environ 2 000 habitants vers 1750 et 6 000 vers 1780. Pointe-à-Pitre se développe au bord du Petit Cul-de-Sac après le milieu du XVIIIe siècle, au point où les marchandises de Grande-Terre peuvent rejoindre les navires ; les deux villes réunissent travail asservi, commerce et population libre.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les seuils de population sont des reconstitutions de l’historienne ; les états de quartier ne comptent pas toujours la ville seule et ne donnent pas à eux seuls la part urbaine des trois statuts.

  • La ville aux Îles, la ville dans l’île : Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 1650-1820 (cette notice) — p. 41–42 : seuils démographiques estimés et fonctions des deux villes ; p. 291–293 : baie et mise en valeur de Grande-Terre ; p. 327–328 : composition sociale du secteur urbain