Aller au contenu
Esclavage aux Antilles

Source

Esclaves d’indigoteries et de caféières au quartier de Jacmel (1757–1791)

Roseline Siguret

Étude · 1968

Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.

Consulter la source en ligne

Notice

Droits : Article consultable sur Persée ; respecter les conditions du portail pour la réutilisation des vues et du texte.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés.

Point 1 sur 1 · Mesure · Jacmel, 1757–1791 ; achats Laborde, surtout 1769–1791

Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés. À Jacmel, entre 1757 et 1791, Roseline Siguret compte 520 personnes portant une désignation africaine : « Congo » est la première catégorie avec 165 personnes, devant « Ibo » avec 81, « Arada » avec 46, « Bambara » avec 40 et « Mondongue » avec 34. Pour trois habitations Laborde de la plaine des Cayes, acquises entre 1768 et 1771, Bernard Foubert relève 2 273 entrées dans le compte des achats, chacune correspondant à une personne tenue en esclavage ; 2 031 comportent une désignation africaine. Il situe environ 2 000 de ces opérations entre 1769 et 1791. Le regroupement prudent des désignations donne 908 personnes rattachées à l’Afrique centrale occidentale, 493 à la baie du Bénin et 147 à la baie du Biafra. Parmi les 540 personnes transportées par les navires de la famille Laborde et de ses partenaires, Foubert en relève 510 enregistrées comme « Congo » et rattache cette concentration aux expéditions dirigées vers Cabinda et Malemba.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Jacmel et les trois habitations Laborde couvrent des lieux, des cultures de plantation, des dates et des opérations documentaires différents. Ces deux corpus ne forment ni deux échantillons indépendants de toute la colonie ni un total commun. Les 2 031 désignations africaines sont obtenues en retranchant des 2 273 entrées les 199 « Créoles », 8 « Mulâtres » et 35 « Indéterminés » ; elles ne constituent pas un total directement daté de 1768 à 1791. Le regroupement des désignations Laborde exclut de ses trois principaux agrégats les catégories ambiguës ou non résolues et ne transforme pas une catégorie d’achat en lieu de naissance. Les inventaires de Jacmel entrent en partie dans la base plus large de Geggus ; ils ne constituent donc pas une corroboration indépendante de celle-ci.

  • Esclaves d’indigoteries et de caféières au quartier de Jacmel (1757–1791) (cette notice) — p. 224, tableau contrôlé : 333 personnes dites créoles et 520 personnes portant 31 désignations africaines, après exclusion des inventaires répétés de l’atelier Theuret
  • L’origine des esclaves des habitations Laborde — p. 103–123, § 2 pour l’acquisition des habitations entre 1768 et 1771, les 2 273 personnes achetées et les quelque 2 000 achats de 1769 à 1791 ; § 39–40 et tableau du § 40 pour les catégories, dont 2 031 désignations africaines par soustraction ; § 20–24, 32 et 53 pour les armements liés à Laborde vers Cabinda ou Malemba et les 510 personnes enregistrées comme « Congo » sur les 540 livrées par ces navires