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Esclavage aux Antilles

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L’origine des esclaves des habitations Laborde

Bernard Foubert

Étude · 2008

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Deux corpus locaux de Saint-Domingue placent l’Afrique centrale occidentale en tête sans être additionnés. À Jacmel, entre 1757 et 1791, Roseline Siguret compte 520 personnes portant une désignation africaine : Congo est la première catégorie avec 165 personnes, devant Ibo avec 81, Arada avec 46, Bambara avec 40 et Mondongue avec 34. Dans trois habitations Laborde de la plaine des Cayes, 2 031 acquisitions de 1768 à 1791 portent une désignation africaine ; leur regroupement prudent donne 908 acquisitions d’Afrique centrale occidentale, 493 de la baie du Bénin et 147 de la baie du Biafra. Sur les 540 personnes livrées par les navires de Laborde et de ses associés, Foubert en relève 510 enregistrées comme « Congo » et rattache cette concentration aux expéditions dirigées vers Cabinda et Malemba.

  • Esclaves d’indigoteries et de caféières au quartier de Jacmel (1757–1791) — p. 224, tableau contrôlé : 333 personnes dites créoles et 520 personnes portant 31 désignations africaines, après exclusion des inventaires répétés de l’atelier Theuret ; transcription dans le tableau local de dépouillement de Siguret
  • L’origine des esclaves des habitations Laborde — p. 103–123, § 40 et tableau du § 40 : 2 273 acquisitions, dont 2 031 portant une désignation africaine ; tableau local de dépouillement de Foubert conservant chaque catégorie avant regroupement ; § 20–24, 32 et 53 pour les armements liés à Laborde vers Cabinda ou Malemba et les 510 personnes enregistrées comme « Congo » sur les 540 livrées par ces navires