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Esclavage aux Antilles

Source

Attribution des noms aux nouveaux libres du François, à l’abolition de l’esclavage en 1848

Emmanuelle Clairis-Gauthier ; Monique Palcy ; AMARHISFA

Étude · 2017

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Le 3 mars 1849 au François, cinq actes successifs inscrivent Michel et Adèle sous Behot, puis Chery, Ulric…

Point 1 sur 3 · Pratique · 1849-03-03–1849-04-14

Le 3 mars 1849 au François, cinq actes successifs inscrivent Michel et Adèle sous Behot, puis Chery, Ulric et Marie Sainte sous le même patronyme en les disant enfants d’Adèle. Les corps ne désignent pas Michel comme père. Le 14 avril, le mariage de Michel et Adèle reconnaît Chéry, Ulric et Marie Sainte pour leurs deux fils et leur fille et déclare vouloir leur conférer la légitimité.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La mention marginale portée sur l’acte de Chery ne valait que pour lui ; c’est l’acte de mariage qui établit directement la reconnaissance des trois enfants. Cette relation déclarée en avril ne doit pas être projetée dans le corps des actes d’individualité de mars, qui désignent seulement Adèle comme mère. L’acte de naissance de Marie Sainte en 1843 converge avec l’acte 2709, mais ne formule pas la paternité de Michel dans les termes de l’état civil postérieur. Les actes d’individualité de 1849 sont lus dans les duplicata établis en 1858-1859 (2E11/16 à 2E11/19), non dans les originaux.

Le 31 juillet 1850 au François, Petit Charles Blunel et Anne Annette Blunel reconnaissent Saint-Pierre Lubin…

Point 2 sur 3 · Pratique · 1844-02-10–1850-08-31

Le 31 juillet 1850 au François, Petit Charles Blunel et Anne Annette Blunel reconnaissent Saint-Pierre Lubin et Jean Charles comme leurs fils, nés avant leur mariage religieux du 10 février 1844, célébré lorsqu’ils étaient privés de capacité civile. Le mariage de Saint-Pierre Lubin, le 31 août 1850, renvoie à cette reconnaissance. Ces actes corrigent la date du 31 août publiée pour la reconnaissance : le 31 août est la date du mariage du fils, non celle de la reconnaissance parentale.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La relation parentale devient explicite dans l’acte du 31 juillet 1850 ; elle ne doit pas être déduite rétroactivement de la seule succession des actes d’individualité de février 1849. La correction de date est bornée à la reconnaissance Blunel décrite dans le bulletin no 32.

  • Naissances, mariages, décès, Le François, 1850 — Archives territoriales de Martinique, 2E11/21 du François, vue 115, acte 250 du 31 juillet 1850 : reconnaissance des deux fils par Petit Charles et Anne Annette ; vue 134, acte 294 du 31 août 1850 : mariage de Saint-Pierre Lubin et renvoi à la reconnaissance du 31 juillet
  • Attribution des noms aux nouveaux libres du François, à l’abolition de l’esclavage en 1848 (cette notice) — p. 10, reconstruction de la famille Blunel et reconnaissance datée du 31 août 1850

Le 14 avril 1849 au François, Michel Behot et Adèle Behot se marient après avoir produit leurs actes…

Point 3 sur 3 · Pratique · 1849-04-14

Le 14 avril 1849 au François, Michel Behot et Adèle Behot se marient après avoir produit leurs actes d’individualité. Ils déclarent qu’il est né d’eux trois enfants — Chéry, treize ans, Ulric, neuf ans, et Marie Sainte, cinq ans —, les reconnaissent pour leurs deux fils et leur fille et déclarent vouloir leur conférer la légitimité.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La reconnaissance et la légitimation sont les opérations juridiques déclarées par l’acte de mariage ; elles ne décrivent pas le commencement des liens vécus. Les corps des actes d’individualité du mois précédent ne désignent qu’Adèle comme mère et ne doivent pas être réécrits rétroactivement comme une déclaration de paternité. Les actes d’individualité de 1849 sont lus dans les duplicata établis en 1858-1859 (2E11/16 à 2E11/19), non dans les originaux.