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Esclavage aux Antilles

Source

Réponses sur les pénitences publiques et l’affaire de Jean Dubuc de L’Étang

Anicet Mane, supérieur de la mission dominicaine de Martinique

Pièce d’archives · 1722

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Dans les fiches

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Notion

L’exploitation sexuelle des femmes esclavisées

En Martinique, en 1722, Petite Rose et Isabelle, deux femmes tenues en esclavage, apportent leurs nouveau-nés au baptême. Des missionnaires veulent leur imposer une pénitence publique, une cérémonie d’humiliation dans l’église ; Jean Dubuc de L’Étang, qui les tient en esclavage, s’y oppose ; l’administration royale tranche. Les pièces ne permettent pas de reconstituer les relations à l’origine des naissances et ne prouvent donc pas une agression sexuelle précise. Elles montrent un autre aspect du contrôle exercé sur les femmes : après la naissance, les missionnaires conditionnent le baptême à une punition publique, Dubuc porte plainte et des agents du roi décident si cette peine relève des religieux ou de la justice royale.

7 min · 1664–1789 · Martinique, Petites Antilles et circulations intercoloniales

Points étayés

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En 1722, à La Trinité en Martinique, Petite Rose et Isabelle sont nommées dans un conflit qui oppose des religieux dominicains à Jean Dubuc de L’Étang, qui les tient en esclavage. Le missionnaire Fourcheul exige une pénitence publique avant le baptême de leurs enfants. Dubuc conteste cette exigence auprès des autorités royales ; le supérieur dominicain Anicet Mane demande au contraire qu’elles soient contraintes de subir la pénitence.

En 1722, Anicet Mane décrit la pénitence que les dominicains de Martinique veulent imposer aux femmes esclavisées désignées comme noires ou mulâtresses après la naissance d’un enfant classé comme métis : venir à l’église au début de la messe paroissiale avec l’enfant dans les bras, porter une corde au cou et un cierge allumé, puis rester à genoux au milieu de l’église pendant toute la messe avant le baptême de l’enfant.