XVIIe siècle–années 1850 — Faire famille sous l’esclavage
Dans ce dossier : Codage de la base des inventaires guadeloupéens, qui fixe la manière de compter les groupes familiaux.
Source
Nicole Vanony-Frisch et Marc Frisch
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Dans ce dossier : Codage de la base des inventaires guadeloupéens, qui fixe la manière de compter les groupes familiaux.
Dans ce dossier : Article méthodologique de Nicole Vanony-Frisch et Marc Frisch sur les inventaires guadeloupéens : familles réunies autour des mères.
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Vanony-Frisch regroupe dans sa base 1 146 ensembles formés autour d’une mère et relève 123 couples mariés ainsi que sept personnes veuves. Dans les listes, les enfants sont généralement placés après leur mère, dont ils suivent le statut juridique, tandis que les pères sont souvent omis. Les couples mariés sont plus âgés que l’ensemble recensé et concentrés sur quelques grandes sucreries. Ces actes documentent donc à la fois des liens familiaux et la manière dont le droit de propriété les trie.
Un groupe dressé autour d’une mère n’est pas une famille complète, et le silence sur un père ne prouve pas son absence. L’étude emploie parfois « famille matriarcale » : cette conclusion n’est pas reprise. Les inventaires ne consignent pas tous les liens, le mariage exige le consentement du maître et les âges sont estimés.