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Esclavage aux Antilles

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Les esclaves de la Guadeloupe à la fin de l’Ancien Régime : du code noir aux codes numériques

Nicole Vanony-Frisch et Marc Frisch

Étude · 1987

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Vanony-Frisch regroupe dans sa base 1 146 ensembles formés autour d’une mère et relève 123 couples mariés…

Point 1 sur 1 · Mesure · 1776–1789

Vanony-Frisch regroupe dans sa base 1 146 ensembles formés autour d’une mère et relève 123 couples mariés ainsi que sept personnes veuves. Dans les listes, les enfants sont généralement placés après leur mère, dont ils suivent le statut juridique, tandis que les pères sont souvent omis. Les couples mariés sont plus âgés que l’ensemble recensé et concentrés sur quelques grandes sucreries. Ces actes documentent donc à la fois des liens familiaux et la manière dont le droit de propriété les trie.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Un groupe dressé autour d’une mère n’est pas une famille complète, et le silence sur un père ne prouve pas son absence. L’étude emploie parfois « famille matriarcale » : cette conclusion n’est pas reprise. Les inventaires ne consignent pas tous les liens, le mariage exige le consentement du maître et les âges sont estimés.

  • Les esclaves de la Guadeloupe à la fin de l’Ancien Régime d’après les sources notariales (1770-1789) — p. 67-76, notamment p. 67-71 pour 1 146 groupes maternels, 123 couples mariés et sept veufs ou veuves ; tableaux 10-14 pour âges, enfants et catégories
  • Les esclaves de la Guadeloupe à la fin de l’Ancien Régime : du code noir aux codes numériques (cette notice) — p. 108-109 pour le rangement des listes par groupes familiaux, le nombre d’enfants et les couples ; l’interprétation paternaliste de cet ordre est écartée