Aller au contenu
Esclavage aux Antilles

Source

Diseases and Medical Disabilities of Enslaved Barbadians, From the Seventeenth Century to around 1838. Part II

Jerome S. Handler

Étude · 2009

Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.

Notice

Droits : Article du West Indian Medical Journal, vol. 58, n° 1, p. 33-49, consultable sur le site de l’University of the West Indies. Copie de travail conservée sans redistribution.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Notion

Manger la terre, et le nom qu’on donnait au mal

Entre la fin du XVIIe siècle et les années 1840, des colons, des notaires, des médecins et des magistrats donnent plusieurs noms au fait de manger de la terre. Leurs textes le relient tour à tour à la maladie, à la nourriture, au prix des personnes ou à la discipline. Ils conduisent aussi aux gestes imposés aux corps : châtiments, bâillons et masques.

11 min · 1685–1848 · Martinique, Saint-Domingue, +2

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

La recherche contemporaine ne fait pas de la géophagie — l’ingestion délibérée de terre, une forme de pica — une maladie unique. Diana Miao, Sera L. Young et Christopher D. Golden réunissent 43 études dans une méta-analyse qui associe le pica à l’anémie et à des taux plus bas d’hémoglobine, d’hématocrite et de zinc, sans établir si la carence favorise cette conduite ou si celle-ci contribue à la carence. Sera L. Young, Paul W. Sherman, Julius B. Lucks et Gretel H. Pelto examinent 482 publications contenant 367 rapports culturels distincts ; leur revue comparative trouve davantage d’appui pour une réponse protectrice à des substances toxiques, à des parasites ou à des agents pathogènes que pour une simple recherche de minéraux. Pour la Barbade esclavagiste, l’historien Jerome S. Handler juge certains tableaux coloniaux compatibles avec une anémie nutritionnelle et les replace dans l’environnement alimentaire des plantations, tout en rappelant que la pratique avait aussi des significations culturelles que les sources européennes ne conservent pas. Ces travaux rendent donc plausibles plusieurs mécanismes — carences, troubles digestifs ou infectieux, pratique apprise — sans permettre d’assigner une cause unique aux cas des Antilles françaises.