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Esclavage aux Antilles

Source

Why On Earth? Evaluating Hypotheses About the Physiological Functions of Human Geophagy

Sera L. Young, Paul W. Sherman, Julius B. Lucks et Gretel H. Pelto

Étude · 2011

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Notice

Droits : Article de The Quarterly Review of Biology, vol. 86, n° 2, p. 97-120, DOI 10.1086/659884, sous droits. Résumé éditorial librement consultable ; paraphrase seulement.

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Notion

Manger la terre, et le nom qu’on donnait au mal

Entre la fin du XVIIe siècle et les années 1840, des colons, des notaires, des médecins et des magistrats donnent plusieurs noms au fait de manger de la terre. Leurs textes le relient tour à tour à la maladie, à la nourriture, au prix des personnes ou à la discipline. Ils conduisent aussi aux gestes imposés aux corps : châtiments, bâillons et masques.

11 min · 1685–1848 · Martinique, Saint-Domingue, +2

Points étayés

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La recherche contemporaine ne fait pas de la géophagie — l’ingestion délibérée de terre, une forme de pica — une maladie unique. Diana Miao, Sera L. Young et Christopher D. Golden réunissent 43 études dans une méta-analyse qui associe le pica à l’anémie et à des taux plus bas d’hémoglobine, d’hématocrite et de zinc, sans établir si la carence favorise cette conduite ou si celle-ci contribue à la carence. Sera L. Young, Paul W. Sherman, Julius B. Lucks et Gretel H. Pelto examinent 482 publications contenant 367 rapports culturels distincts ; leur revue comparative trouve davantage d’appui pour une réponse protectrice à des substances toxiques, à des parasites ou à des agents pathogènes que pour une simple recherche de minéraux. Pour la Barbade esclavagiste, l’historien Jerome S. Handler juge certains tableaux coloniaux compatibles avec une anémie nutritionnelle et les replace dans l’environnement alimentaire des plantations, tout en rappelant que la pratique avait aussi des significations culturelles que les sources européennes ne conservent pas. Ces travaux rendent donc plausibles plusieurs mécanismes — carences, troubles digestifs ou infectieux, pratique apprise — sans permettre d’assigner une cause unique aux cas des Antilles françaises.