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Esclavage aux Antilles

Source

Processus du peuplement de l’espace vivrier des Grands-Fonds

Babatoundé Lawson-Body

Étude · 1989

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Notion

Libres de couleur propriétaires d’esclaves en Guadeloupe

En Guadeloupe, à la fin du XVIIIe siècle, des personnes libres de couleur possédaient des habitations — des exploitations agricoles où la terre, les bâtiments et les personnes tenues en esclavage formaient un même bien. Dans les Grands-Fonds, le dépouillement du recensement de 1796 classe 202 des 826 habitations secondaires sous « Gens de couleur » ou « Noirs affranchis » ; les autres relèvent des rubriques « Petits-Blancs » et « Non indiqué ». Deux quartiers permettent d’examiner combien de ces habitations appartenaient à des libres de couleur, quelle était leur taille et qui les possédait.

5 min · 1715–1802 · Martinique, Guadeloupe et dépendances, +1

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Dans les Grands-Fonds de la Grande-Terre — Gosier, Sainte-Anne, Abymes, Moule et Morne-à-l’Eau —, le dépouillement du recensement de 1796 par Babatoundé Lawson-Body compte 826 habitations secondaires. Son tableau les répartit entre 464 « Petits-Blancs » (56 %), 166 « Gens de couleur » (20 %), 36 « Noirs affranchis » (4 %) et 160 « Non indiqué » (19 %). Il cumule les deux premières catégories de libres de couleur à 202 habitations, soit 24,45 %. Frédéric Régent regroupe ensuite les 624 « Petits-Blancs » et « Non indiqué » et écrit des seconds qu’ils sont « pour la plupart considérés comme blancs » : c’est ce regroupement, et non une rubrique du tableau, qui porte la proportion d’environ trois quarts.