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Esclavage aux Antilles

Source

Where was Gustavus Vassa, also Known as Olaudah Equiano, Born? Revisiting an Old Question

Paul E. Lovejoy

Étude · 2024

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XVIIe–début XIXe siècle — Traverser l’Atlantique à bord d’un navire négrier

La terre reste d’abord visible. Puis elle disparaît, tandis que le navire continue d’avancer jour et nuit. Sous le pont ou sur le pont, souvent entravés, des femmes, des hommes et des enfants cherchent à comprendre la destination que l’équipage leur impose, parlent, transmettent des messages, prennent soin les uns des autres, refusent et agissent.

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Dans le récit qu’il publie en 1789, Olaudah Equiano raconte son arrivée devant un navire négrier, l’examen de son corps, la descente sous le pont, son refus de manger puni par le fouet, puis les questions qu’il adresse à des personnes de sa région sur leur destination et sur la marche du navire. Après le départ, il décrit l’enfermement, le manque d’air, trois hommes qui se jettent à la mer, les poissons volants et l’instrument de navigation, puis l’apparition de la Barbade et l’inspection devant Bridgetown.

À garder en tête : Le statut autobiographique de cette traversée est disputé, et le débat est désormais au fonds des deux côtés. Deux documents donnent la Caroline du Sud pour lieu de naissance d’Equiano, qui signait Vassa : le registre paroissial de St Margaret’s, Westminster, où le baptême du 9 février 1759 est porté « Gustavus Vassa a Black born in Carolina 12 years old » ; et les rôles d’équipage du Racehorse en 1773, où, à partir du troisième appel du 31 mai, la colonne « Place and Country where born » porte « So. Carolina ». Vincent Carretta, qui les a produits, ne conclut pas : l’état des preuves pour et contre une naissance africaine est, écrit-il en 2007, « ultimately inconclusive ». Paul Lovejoy leur oppose que la mention du baptême est de la main des parrain et marraine, cousins du capitaine Pascal, qui savaient celui-ci revenu de Virginie et non de Caroline du Sud, laquelle ne produisait pas de tabac ; et que le nom porté au rôle pourrait ne pas désigner Vassa, présent à l’expédition comme assistant du docteur Irving et non comme membre d’équipage — argument qu’il ne tenait pas en 2006. Carretta objecte à son tour que trois hommes d’équipage nés à Madagascar et en Guinée déclaraient leur naissance africaine sans la dissimuler, et qu’aucun mobile n’explique qu’on ait déclaré la Caroline du Sud deux fois. Le site ne tranche pas ; le détail de l’échange est au dépouillement du 16 août 2026. Fogleman et Hanserd qualifient le débat entre spécialistes de « fierce » et donnent la position dominante : quel que soit le lieu de naissance, le récit apporte une perspective inestimable et des éléments corroborés par d’autres sources sur la vie en Afrique de l’Ouest, la traversée et l’esclavage dans les Amériques — et c’est à ce titre, ainsi que parce que Vassa se disait lui-même originaire d’Afrique de l’Ouest, qu’ils le retiennent à leur catalogue. Ce site fait de même : le texte est cité comme la publication de 1789 qu’il est certainement, et aucun de ses détails n’est converti en déposition indépendante que confirmerait un journal de bord.