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Esclavage aux Antilles

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Where was Gustavus Vassa, also Known as Olaudah Equiano, Born? Revisiting an Old Question

Paul E. Lovejoy

Étude · 2024

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Dans le récit qu’il publie en 1789, Olaudah Equiano raconte sa propre traversée, depuis son embarquement sur…

Point 1 sur 2 · Témoignage · date non établie

Dans le récit qu’il publie en 1789, Olaudah Equiano raconte sa propre traversée, depuis son embarquement sur la côte africaine jusqu’à la Barbade, et les questions qu’il pose sous le pont à des personnes de sa région sur leur destination et sur la marche du navire. À la Barbade, il ne trouve pas d’acheteur : au bout de quinze jours au plus, estime-t-il, il est embarqué avec quelques autres captifs restés invendus sur un sloop, un petit navire, pour la Virginie.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le récit est étudié comme la publication d’Equiano en 1789, dont le statut autobiographique fait débat : aucun de ses détails n’est converti en déposition indépendante que confirmerait un journal de bord. Deux documents donnent la Caroline du Sud pour lieu de naissance d’Equiano, qui signait Vassa : le registre de son baptême à Westminster en 1759 et un rôle d’équipage du Racehorse en 1773. Vincent Carretta, qui les a produits, juge les preuves pour et contre une naissance africaine non concluantes ; Paul Lovejoy conteste la valeur de ces deux documents. Le site ne tranche pas. Quel que soit ce lieu, Fogleman et Hanserd retiennent le récit pour ce qu’il apporte, avec des éléments corroborés par d’autres sources, sur la traversée et l’esclavage dans les Amériques.

  • The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano, or Gustavus Vassa, the African — chapitre II, pagination imprimée de 1789 : p. 71–78 pour l’embarquement, la descente sous le pont, le refus de manger et les questions échangées ; p. 79–84 pour le départ, le manque d’air et les trois hommes se jetant à la mer ; p. 84–86 pour les poissons volants, le quadrant, la Barbade et Bridgetown ; chapitre III, p. 90–91, pour les quinze jours au plus passés dans l’île et le départ en sloop pour la Virginie avec quelques autres restés invendus
  • Saltwater Slavery: A Middle Passage from Africa to American Diaspora — chapitre 5, p. 123–126, analyse de la question « What was to be done with us? » et du navire comme « hollow place »
  • Five Hundred African Voices: A Catalog of Published Accounts by Africans Enslaved in the Transatlantic Slave Trade, 1586–1936 — introduction, p. 10 : découverte de Carretta sur le lieu de naissance, caractère « fierce » du débat entre spécialistes, et motif du maintien du récit au catalogue
  • Equiano, the African: Biography of a Self-Made Man — préface pour l’enjeu ; chapitre 4 pour le baptême du 9 février 1759 à St Margaret’s, Westminster, et sa planche ; chapitre 7 pour les rôles d’équipage du Racehorse, l’entrée « So. Carolina » du troisième appel et les réserves que Carretta y porte lui-même
  • Response to Paul Lovejoy’s ‘Autobiography and Memory: Gustavus Vassa, alias Olaudah Equiano, the African’ — p. 115 pour « Paul Lovejoy may be correct » et le caractère « ultimately inconclusive » des preuves ; p. 116-117 pour l’asymétrie des mobiles, le calcul de vraisemblance sur le rôle du Racehorse et les trois hommes d’équipage nés en Afrique
  • Where was Gustavus Vassa, also Known as Olaudah Equiano, Born? Revisiting an Old Question (cette notice) — p. 7, 9 et 12, notes 2, 30 et 52-54 pour la mise en cause des deux documents — attribution par Lovejoy de la mention aux parrain et marraine, cousins de Pascal ; nom du rôle susceptible de ne pas désigner Vassa, présenté comme assistant du docteur Irving — ; p. 3 et 9-15, notes 39-50 et 55-69 pour l’identification proposée d’« Essaka » à Usaka et d’« Equiano » à Ikwuano

Equiano : enlèvement, séparations et transferts

Point 2 sur 2 · Témoignage · récit publié en 1789 ; faits non datés

Dans le récit qu’il publie en 1789, Olaudah Equiano raconte que deux hommes et une femme le saisissent avec sa sœur dans la maison familiale pendant que les adultes travaillent aux champs. Les ravisseurs leur lient les mains ; Equiano dit avoir été bâillonné puis placé dans un sac après avoir appelé des passants. Les deux enfants passent plusieurs nuits ensemble avant d’être séparés alors qu’ils se tiennent. Equiano passe ensuite entre plusieurs détenteurs. Chez un chef qui travaille le fer, il actionne les soufflets, observe le soleil pour chercher la direction de sa maison, tue accidentellement un poulet et se cache dans un fourré voisin en s’attendant à être fouetté sur-le-champ. Il entend ceux qui le cherchent juger la route de sa maison trop longue et trop embrouillée pour lui, écrit s’en être alors convaincu lui-même et avoir renoncé au départ qu’il préparait pour la nuit ; il quitte le fourré à la nuit tombée, se couche dans les cendres de la cuisine de son maître, d’où il était parti, et y est découvert au matin. Après une nouvelle vente, il retrouve sa sœur pendant une nuit ; leurs détenteurs les laissent se tenir les mains, puis les séparent de nouveau le matin. À Tinmah, une veuve l’achète et le fait vivre avec son fils pendant environ deux mois avant qu’il soit emmené sans avertissement. Il dit poursuivre sa route à pied et en canot, à travers des régions où l’on parle des langues différentes, puis atteindre la côte six ou sept mois après l’enlèvement.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le lieu de naissance d’Equiano et le statut autobiographique de ses premiers chapitres sont disputés. Le registre de son baptême de 1759 et un rôle du Racehorse de 1773 portent la Caroline du Sud ; Vincent Carretta les juge assez importants pour contester une lecture directement autobiographique, sans tenir les preuves pour concluantes. Paul Lovejoy conteste l’application de ces deux mentions à une naissance américaine et propose de reconnaître Usaka et Ikwuano dans le récit africain. Le site ne tranche pas : il attribue chaque détail à la publication de 1789 et ne transforme pas en étapes établies la localisation que propose Lovejoy. Le récit ne permet pas de cartographier précisément la route entre la maison familiale et la côte.

  • The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano, or Gustavus Vassa, the African — volume I, chapitre II, p. 46–51 pour l’enlèvement, les mains liées, le bâillon, le sac et les premières nuits ; p. 49–62 pour les deux séparations et la réunion temporaire avec sa sœur ; p. 51–58 pour le travail des soufflets, l’orientation par le soleil, la fuite et le retour, dont p. 53–54 pour le poulet tué d’un caillou, la menace de la femme qui en avait la charge et l’attente d’une bastonnade immédiate, et p. 55–57 pour la journée passée caché, ce qu’il entend dire de la distance et du chemin, et le retour le soir dans les cendres de la cuisine ; p. 62–70 pour Tinmah, les deux mois dans la maison de la veuve, les changements de langues, les déplacements à pied et en canot et l’arrivée à la côte après six ou sept mois
  • Equiano, the African: Biography of a Self-Made Man — p. 28–38 pour la reconstruction proposée du voyage africain et de l’Ogden ; p. 146–148 pour le registre de baptême et le rôle du Racehorse ; p. 303–320 pour l’analyse de la construction littéraire des premiers chapitres
  • Where was Gustavus Vassa, also Known as Olaudah Equiano, Born? Revisiting an Old Question (cette notice) — p. 3 et 6–15, notes 2, 30, 39–50 et 52–69, pour la critique des deux documents portant la Caroline du Sud, l’identification proposée d’Essaka à Usaka et d’Equiano à Ikwuano, et les limites des correspondances invoquées