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Esclavage aux Antilles

Source

Description topographique et politique de la partie espagnole de l’isle Saint-Domingue, t. I (Philadelphie, 1796)

Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Méry

Source imprimée · 1796

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Notice

Droits : Imprimé de 1796, domaine public ; numérisation diffusée par l’Internet Archive.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Lieu

Saint-Domingue, une île partagée : la frontière de 1777

Dans cette fiche : Description de la partie espagnole de Saint-Domingue par Moreau de Saint-Méry (1796) : la chronique des limites, le traité du 3 juin 1777 et la description des limites convenues à l’Atalaya en 1776, avec le passage de la ligne par le défrichement du Maniel.

4 min · 1620–aujourd’hui · Saint-Domingue, Hispaniola et circulations franco-espagnoles

Points étayés

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Selon la « Description des limites de l’Isle St-Domingue » que publie Moreau de Saint-Méry en 1796, ces…

Point 1 sur 3 · Prescription · 29 février 1776 · 3 juin 1777

Selon la « Description des limites de l’Isle St-Domingue » que publie Moreau de Saint-Méry en 1796, ces limites sont « convenues à la Attalaya le 29 Février 1776 » entre les plénipotentiaires des deux rois, Dom Joseph Solano, gouverneur de la partie espagnole, et le marquis d’Ennery ; leurs commissaires, Dom Joachim Garcia et le vicomte de Choiseul, sont chargés de « construire des piramides, poser des bornes ». Moreau publie aussi le « Traité arrêté, entre les ministres plénipotentiaires de leurs majestés très-chrétienne & catholique, concernant les limites des possessions Françaises & Espagnoles à Saint-Domingue. Du 3 Juin 1777 ». Au-delà des bornes 217 et 218, la ligne suit un chemin « le long duquel, tous les grands arbres sont marqués ( à défaut de pierres propres à faire des bornes dans les déserts ) » et passe notamment « par le défrichement des nègres Marons du Maniel », jusqu’aux sources de la rivière « nommée par les Espagnols Pedernales, & par les Français Rivière-des-Anses-à-Pitre », où deux bornes portent le numéro 219 ; « le lit de cette rivière est la limite des deux nations » jusqu’à son embouchure à la côte du Sud.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Textes du traité et de la description des limites tels que Moreau les imprime en 1796 ; les pièces originales n’ont pas été consultées. La description dit par où passe la ligne bornée, non ce que les personnes du Maniel savaient de ce tracé ni comment elles le vivaient. La place du défrichement entre les bornes 218 et 219 se déduit de l’ordre du texte.

  • Description topographique et politique de la partie espagnole de l’isle Saint-Domingue, t. I (Philadelphie, 1796) (cette notice) — t. I, p. xxiij (PDF 47) : titre du traité du 3 juin 1777 ; p. xxvij (PDF 51) : en-tête de la description des limites convenues à l’Atalaya ; p. xli (PDF 65) : bornes 217 à 220, arbres marqués, défrichement du Maniel, rivière des Anses-à-Pitre

Moreau de Saint-Méry rapporte qu’en 1698 le président espagnol fait demander au gouverneur Ducasse de…

Point 2 sur 3 · Témoignage · 1698 · 6 février 1699

Moreau de Saint-Méry rapporte qu’en 1698 le président espagnol fait demander au gouverneur Ducasse de reculer les vigies françaises « de six ou sept lieues, jusqu’à Bayaha », et que Ducasse « répond que le président n’a nulle plainte à faire sur les vigies puisqu’elles ne sont pas hors des limites » ; le 6 février 1699, le président par intérim lui fait sommation de retirer ses vigies « jusqu’à Caracol ». Il juge « bien étrange » que l’étendue des deux parties ait suivi « l’ordre inverse de la puissance de chaque nation » : quand les Espagnols étaient encore nombreux, « une poignée de Français s’étaient établis jusques sur les bords du Rebouc au Nord, & jusques sur ceux de Neybe au Sud » ; devenue puissante, la colonie française a pour limites « la rivière du Massacre au Nord, & la rivière des Anses-à-Pitre au Sud », une différence « qu’on ne peut évaluer à moins de cinq cens lieues carrées de surface ».

Précisions nécessaires à l’interprétation

Chronique des limites écrite par Moreau en 1796 à partir de pièces qu’il ne reproduit pas ; « bien étrange » et l’évaluation des cinq cents lieues carrées sont son jugement, non une mesure.

  • Description topographique et politique de la partie espagnole de l’isle Saint-Domingue, t. I (Philadelphie, 1796) (cette notice) — t. I, p. vj (PDF 30) : les vigies en 1698 et la sommation du 6 février 1699 ; p. xlviij (PDF 72) : le Rebouc, Neybe et les cinq cents lieues carrées

Le traité de paix conclu à Ryswick le 20 septembre 1697 entre Louis XIV et Charles II, roi d’Espagne, ne…

Point 3 sur 3 · Prescription · 20 septembre 1697

Le traité de paix conclu à Ryswick le 20 septembre 1697 entre Louis XIV et Charles II, roi d’Espagne, ne nomme ni Saint-Domingue ni aucune possession d’Amérique. Son article IX fait restituer par le roi de France au roi d’Espagne les villes, places, forts, châteaux et postes que ses armées ont occupés jusqu’au jour de la paix, et même depuis, « en quelque Lieu du Monde » qu’ils soient situés, et par le roi d’Espagne au roi de France les places, forts, châteaux et postes que ses armées ont occupés durant cette guerre, « en quelques Lieux qu’ils soient situez ». En 1796, Moreau de Saint-Méry, qui retrace l’histoire des limites entre les deux colonies de l’île, résume ce traité comme « portant que les possessions des deux puissances, resteront telles qu’elles étaient lorsque la paix précédente avait été rompue » ; il rapporte aussi qu’en 1698 et 1699 les présidents espagnols contestent encore l’emplacement des postes de garde français.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le silence du traité sur l’Amérique est établi sur son texte entier, tel que le recueil de Dumont le transmet en 1731. Le traité ne dit rien de l’établissement français de l’ouest d’Hispaniola ; le maintien des possessions d’avant la guerre est le résumé qu’en donne Moreau un siècle plus tard, non une clause du traité. La frontière reste disputée après la paix.

Dans le glossaire

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