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Esclavage aux Antilles

Notion · Les noms d’Hispaniola

Saint-Domingue, Haïti, Quisqueya : de quel lieu parle-t-on ?

En 1730, le jésuite Charlevoix publie une Histoire de l’Isle espagnole ou de S. Domingue : deux noms pour une même île. En 1796, Moreau de Saint-Méry publie une Description de la partie espagnole de l’isle Saint-Domingue : en français, le nom de Saint-Domingue couvre alors aussi l’est espagnol de l’île.

Cette fiche rapproche des imprimés coloniaux de Charlevoix, Moreau de Saint-Méry et Schœlcher, une ordonnance transmise par un recueil, ainsi que les études d’historiens contemporains. Charlevoix et Moreau rapportent des noms attribués aux premiers habitants ; Maria Cristina Fumagalli, historienne de notre temps, en discute l’origine et les usages.

Publié le 16 octobre 2026 · 4 min de lecture · 19 points documentés

Périodes : Premières implantations et premiers asservissements · Sucre, déportations massives et reprise en main royale · Le siècle des grandes plantations et de la traite massive · Première liberté et guerres coloniales · Rétablissement et second esclavage · Contestations et abolition définitive · Départements d’outre-mer, migrations et mémoires · Territoires : Saint-Domingue · Hispaniola et circulations franco-espagnoles

En 1730, Charlevoix, auteur d’une histoire de l’île, rapporte, en invoquant Pierre Martyr d’Anghiera, les noms « Quisqueia » et « Haïti ». Il explique le premier comme « grande terre » et le second comme « terre montagneuse ». En 1796, Moreau de Saint-Méry, qui décrit la partie espagnole de l’île, écrit Quisqueya et Hayti ; il rapporte aussi Bohio.

L’ancienneté attribuée à Quisqueya est discutée. L’historienne Maria Cristina Fumagalli conteste son identification assurée à un ancien nom autochtone de l’île. Elle décrit aussi Quisqueya comme un nom poétique de la République dominicaine : cet emploi a une autre portée que celle que lui donnaient Charlevoix et Moreau.

Española est un nom espagnol de l’île ; selon Fumagalli, Hispaniola en est la forme latinisée. Charlevoix raconte la fondation par les Espagnols de la ville qui deviendra Santo Domingo. Il dit qu’elle fut d’abord nommée « la nouvelle Isabelle », avant que « le nom de San-Domingo » ne prenne le dessus. Des trois explications qu’il donne de ce nom, il juge la plus vraisemblable celle de la première église consacrée à saint Dominique. Selon lui, « nos François » ont ensuite étendu le nom de la ville « à toute l’Isle ».

Charlevoix place vers 1630, date portée dans la marge de son récit, l’arrivée d’aventuriers anglais et français sur la côte nord. C’est à cette occasion, écrit-il un siècle plus tard, que l’île « commença d’être connuë en France » sous le nom de Saint Domingue, celui de sa capitale.

Dans les écrits français, Saint-Domingue prend plusieurs étendues. Une ordonnance royale de 1683 parle de la « Côte Saint-Domingue », du côté de l’établissement français. En 1730, le titre de l’ouvrage de Charlevoix appelle l’île entière « Isle Espagnole ou de S. Domingue ». Une carte de d’Anville datée de mai 1731 représente, elle, « L’ISLE ESPAGNOLE SOUS LE NOM INDIEN D’HAYTI ».

Moreau de Saint-Méry explique en 1796 que les Français ont tiré Saint-Domingue du nom de la ville de Santo Domingo. Il intitule son livre Description de la partie espagnole de l’isle Saint-Domingue : dans cette formule, la partie espagnole se trouve à l’intérieur de l’île appelée Saint-Domingue.

Dans sa description publiée en 1797, Moreau parle encore de « l’île St-Domingue » pour le tout. À l’intérieur, il distingue la « Colonie Française », à l’ouest, et la « Partie Espagnole », à l’est. Le même nom peut ainsi donner le cadre de l’île tandis que les mots qui l’accompagnent situent l’une de ses parties.

Le 1er janvier 1804, les insurgés de l’ancienne colonie française proclament leur indépendance et remplacent Saint-Domingue par Haïti comme nom du nouvel État. Un nom que Charlevoix et Moreau rapportaient pour l’île entière désigne dès lors aussi l’État né dans sa partie occidentale.

Le nom d’Haïti entre aussi dans une proclamation faite à l’est. Selon l’historien Frank Moya Pons, José Núñez de Cáceres y proclame le 1er décembre 1821 l’« Estado Independiente del Haití Español », c’est-à-dire l’État indépendant de l’Haïti espagnol. En 1822, le président haïtien Jean-Pierre Boyer étend son gouvernement à la partie orientale de l’île.

En 1843, Victor Schœlcher raconte des faits de 1814 et appelle rétrospectivement l’est « partie espagnole de Saint-Domingue ». Sur la même page, il parle de l’« ancienne colonie de Saint-Domingue » pour l’ouest. En 1844, des Dominicains proclament à Santo Domingo, le 27 février, la séparation d’avec Haïti ; la République dominicaine est proclamée.

Dans son étude publiée en 2015, Fumagalli décrit encore des usages différents pour l’île : des Haïtiens l’appellent aussi Haïti, tandis que des Dominicains emploient Española ou Santo Domingo. En français actuel, Saint-Domingue nomme également la capitale de la République dominicaine : c’est le nom que donne le ministère français des Affaires étrangères à la ville de Santo Domingo.

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Lieu

Fugitifs et marrons face à la limite de 1777, à Hispaniola

En 1776, dans les montagnes du sud de l’île vivent des marrons, personnes enfuies de l’esclavage, et leurs descendants ; les marrons y ont ouvert une clairière. La ligne que les commissaires français et espagnols sont chargés de borner longe un chemin où les grands arbres sont marqués faute de pierres. Une description de cette ligne la fait passer par le « défrichement des nègres Marons du Maniel ».

4 min · 1620–aujourd’hui · Saint-Domingue, Hispaniola et circulations franco-espagnoles

Sources de la fiche

Les références ci-dessous permettent de retrouver les documents et travaux utilisés. Les faits et interprétations qui structurent la fiche renvoient ensuite à des passages localisés et à leurs limites de portée. Les références sont rangées selon la nature du document atteint et sa relation aux événements : pièces produites au moment des faits ; actes anciens transmis par des copies ou des recueils postérieurs ; récits et études anciens, composés après les faits ; études, éditions et outils de recherche. La date de la notice indique la rédaction ou la publication lorsqu’elle est connue ; l’usage précise la période ou l’expérience racontée. Pour une copie ou un recueil, la notice donne la date de l’acte et celle de la copie ou de l’impression. Pour une édition savante, la notice distingue le texte transmis du travail de l’éditeur. Le libellé de chaque lien indique s’il conduit à la source en ligne, à une notice DOI, à un catalogue ou à la notice d’un éditeur.

Pièces produites au moment des faits

  1. Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (France Diplomatie), Présentation de la République dominicaine (2026).

    Page institutionnelle mise à jour en 2026 : Saint-Domingue comme nom français de la capitale.

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Actes anciens transmis par des copies ou des recueils postérieurs

  1. Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Méry, Loix et constitutions des colonies françoises de l’Amérique sous le vent, tome I, 1550–1703 (actes de 1550 à 1703 ; recueil imprimé en 1784).

    Recueil imprimé transmettant l’ordonnance de 1683 et son expression « Côte Saint-Domingue ».

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Récits et études anciens, composés après les faits

  1. Pierre-François-Xavier de Charlevoix, Histoire de l’Isle espagnole ou de S. Domingue, écrite particulièrement sur des mémoires manuscrits du P. Jean-Baptiste le Pers, t. I (Paris, Guérin, 1730) (1730).

    Tome I : noms rapportés p. 4, fondation de la ville p. 146, titre de l’île et carte de d’Anville.

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  2. Pierre-François-Xavier de Charlevoix, Histoire de l’Isle espagnole ou de S. Domingue, écrite particulièrement sur des mémoires manuscrits du P. Jean-Baptiste le Pers, t. II (Paris, Guérin, 1731) (1731).

    Tome II, p. 6 : datation rétrospective de la diffusion française du nom Saint-Domingue.

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  3. Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Méry, Description topographique et politique de la partie espagnole de l’isle Saint-Domingue, t. I (Philadelphie, 1796) (1796).

    Titre et premières pages : noms de l’île, capitale espagnole et partie espagnole d’une île Saint-Domingue.

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  4. Médéric Louis Élie Moreau de Saint-Méry, Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l'isle Saint-Domingue, tome premier (1797).

    Page 3 : distinction entre l’île entière, la colonie française et la partie espagnole.

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  5. Victor Schœlcher, Colonies étrangères et Haïti. Résultats de l’émancipation anglaise, tome II (1843).

    Page 159 : deux référents de Saint-Domingue dans un récit imprimé en 1843.

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Études, éditions et outils de recherche

  1. Maria Cristina Fumagalli, On the Edge: Writing the Border between Haiti and the Dominican Republic (2015).

    Étude de 2015 sur les appellations de l’île, la latinisation d’Española et l’usage de Quisqueya.

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  2. François Blancpain, La Colonie française de Saint-Domingue. De l’esclavage à l’indépendance (2004).

    Page 211 : proclamation de 1804 et adoption du nom Haïti pour le nouvel État.

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  3. Frank Moya Pons, The Dominican Republic: A National History (1995).

    Page 122 : nom espagnol de l’État proclamé par Núñez de Cáceres en 1821.

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  4. Anne Eller, We Dream Together: Dominican Independence, Haiti, and the Fight for Caribbean Freedom (2016).

    Chronologie de 1822 et page 27 : gouvernement de Boyer à l’est, puis séparation de 1844.

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Sources et limites

Vérifier les faits et interprétations de cette fiche

Chaque point factuel ou interprétatif qui structure cette fiche renvoie à un passage localisé et à une indication de portée. Le détail est ici, pour qui veut vérifier.

Ouvrir les points documentés, leurs sources et leurs limites

L’île d’Hispaniola est aujourd’hui partagée entre Haïti, à l’ouest, et la République dominicaine, à l’est.

Point 1 sur 19 · Interprétation · description publiée en 2015

L’île d’Hispaniola est aujourd’hui partagée entre Haïti, à l’ouest, et la République dominicaine, à l’est.

À garder en tête : Répartition territoriale actuelle décrite par Fumagalli ; elle ne préjuge pas du nom que chaque habitant donne à l’île.

Dans son histoire de l’île publiée en 1730, Charlevoix rapporte, en se référant à Pierre Martyr d’Anghiera,…

Point 2 sur 19 · Témoignage · ouvrage publié en 1730

Dans son histoire de l’île publiée en 1730, Charlevoix rapporte, en se référant à Pierre Martyr d’Anghiera, les noms « Quisqueia » et « Haïti » comme les noms que les premiers habitants donnaient à l’île, avec les sens de « grande terre » et de « terre montagneuse ».

À garder en tête : Charlevoix transmet ici une tradition ancienne par l’intermédiaire de Pierre Martyr ; le passage ne conserve pas directement la parole des habitants de l’île.

Dans sa description de la partie espagnole publiée en 1796, Moreau de Saint-Méry écrit que les habitants de…

Point 3 sur 19 · Interprétation · 1796

Dans sa description de la partie espagnole publiée en 1796, Moreau de Saint-Méry écrit que les habitants de l’île à l’arrivée de Colomb la nommaient Hayti, « terre haute, terre élevée, terre montagneuse », et, selon Charlevoix, Quisqueya, « terre grande ou la mère des terres » ; d’autres l’ont appelée Bohio. Colomb lui donna le nom d’Hispaniola, « petite Espagne », que l’Espagne lui conserve, « quoique celui de Saint-Domingue, tiré de Santo-Domingo, sa capitale espagnole », l’emporte le plus souvent et soit même le seul « que les français employent ».

À garder en tête : Les noms et leurs sens sont ceux que Moreau rapporte, en partie d’après Charlevoix ; ce ne sont pas des paroles conservées des habitants de l’île.

L’historienne Maria Cristina Fumagalli conteste l’identification assurée de Quisqueya comme ancien nom…

Point 4 sur 19 · Interprétation · étude publiée en 2015

L’historienne Maria Cristina Fumagalli conteste l’identification assurée de Quisqueya comme ancien nom autochtone de l’île.

À garder en tête : Cette appréciation est celle de Fumagalli ; elle ne règle pas à elle seule toute l’histoire ni tous les emplois du mot.

Fumagalli décrit Quisqueya comme un nom poétique de la République dominicaine.

Point 5 sur 19 · Interprétation · étude publiée en 2015

Fumagalli décrit Quisqueya comme un nom poétique de la République dominicaine.

À garder en tête : L’usage poétique décrit en 2015 ne suffit pas à prouver une origine ancienne du nom.

Dans son histoire publiée en 1730, Charlevoix raconte la fondation par les Espagnols de la ville d’abord…

Point 6 sur 19 · Interprétation · récit publié en 1730

Dans son histoire publiée en 1730, Charlevoix raconte la fondation par les Espagnols de la ville d’abord nommée « la nouvelle Isabelle », puis San-Domingo : « le nom de San-Domingo a insensiblement pris le dessus ». Il donne trois explications du second nom et juge la plus vraisemblable celle de la première église consacrée à saint Dominique ; il ajoute que, de la ville, « nos François l’ont étendu à toute l’Isle ».

À garder en tête : Récit d’un auteur du XVIIIe siècle, fondé sur des chroniqueurs : ses explications de l’origine du nom sont des hypothèses qu’il discute, non des actes de fondation conservés ici.

Dans le tome II publié en 1731, Charlevoix situe vers 1630 le moment où l’île Espagnole « commença d’être…

Point 7 sur 19 · Témoignage · date en marge du récit de Charlevoix · tome publié en 1731

Dans le tome II publié en 1731, Charlevoix situe vers 1630 le moment où l’île Espagnole « commença d’être connuë en France » sous le nom de Saint Domingue, celui de sa capitale, à l’occasion de l’installation d’aventuriers anglais et français sur sa côte nord.

À garder en tête : La date de 1630 est la chronologie rétrospective de Charlevoix, écrite un siècle après les faits ; elle ne prouve ni un premier emploi ni la diffusion réelle du nom dans tous les écrits français.

L’ordonnance royale du 23 septembre 1683, telle que la publie le recueil de Moreau de Saint-Méry, emploie «…

Point 8 sur 19 · Prescription · ordonnance du 23 septembre 1683

L’ordonnance royale du 23 septembre 1683, telle que la publie le recueil de Moreau de Saint-Méry, emploie « Côte Saint-Domingue » pour la côte de l’établissement français.

À garder en tête : Le mot « côte » situe l’établissement français ; l’acte ne prouve pas que Saint-Domingue désigne alors l’île entière. L’acte est lu dans un recueil imprimé plus tard.

Le titre du tome I publié par Charlevoix en 1730 appelle l’île entière « Isle Espagnole ou de S. Domingue »…

Point 9 sur 19 · Témoignage · tome publié en 1730

Le titre du tome I publié par Charlevoix en 1730 appelle l’île entière « Isle Espagnole ou de S. Domingue » ; la p. 2 reprend cette équivalence dans une liste des Grandes Antilles.

À garder en tête : Ce titre atteste un emploi imprimé en 1730, sans en dater la première apparition dans la langue française.

Dans la carte insérée au tome I de Charlevoix et datée « Mai 1731 », d’Anville représente « L’ISLE ESPAGNOLE…

Point 10 sur 19 · Témoignage · carte datée de mai 1731

Dans la carte insérée au tome I de Charlevoix et datée « Mai 1731 », d’Anville représente « L’ISLE ESPAGNOLE SOUS LE NOM INDIEN D’HAYTI ».

À garder en tête : Le cartouche atteste l’attribution de « nom indien » par d’Anville ; il ne constitue pas un témoignage autochtone direct. La carte est datée de 1731 bien qu’insérée dans le tome portant 1730.

Fumagalli décrit Hispaniola comme une latinisation de l’espagnol Española, nom donné à l’île.

Point 11 sur 19 · Interprétation · étude publiée en 2015

Fumagalli décrit Hispaniola comme une latinisation de l’espagnol Española, nom donné à l’île.

À garder en tête : Cette explication linguistique ne date pas le premier emploi de chacune des deux formes.

Dans sa Description de la partie française de l’isle Saint-Domingue, publiée en 1797, Moreau de Saint-Méry…

Point 12 sur 19 · Témoignage · description publiée en 1797

Dans sa Description de la partie française de l’isle Saint-Domingue, publiée en 1797, Moreau de Saint-Méry évalue « la surface totale de l’île St-Domingue », dont « la Colonie Française ne forme guères plus du tiers », le reste revenant à la « Partie Espagnole ». Il écrit aussi « Saint-Domingue espagnol » pour l’est et parle des « Colons français de Saint-Domingue » pour ceux de l’ouest.

À garder en tête : Emplois d’un même ouvrage de 1797 : ils montrent comment un auteur français distingue l’île et ses parties, non l’usage de tous les écrits de son temps.

Selon l’historien François Blancpain, le 1er janvier 1804, les insurgés de l’ancienne colonie française…

Point 13 sur 19 · Interprétation · 1er janvier 1804

Selon l’historien François Blancpain, le 1er janvier 1804, les insurgés de l’ancienne colonie française proclament leur indépendance et remplacent « le nom de Saint-Domingue » par « celui d’Haïti ».

À garder en tête : Synthèse de 2004 : la date et le changement de nom sont ceux que rapporte Blancpain ; le nouvel État ne gouverne alors que l’ancienne partie française.

Selon l’historien Frank Moya Pons, José Núñez de Cáceres proclame à Santo Domingo, dans l’est de l’île, le…

Point 14 sur 19 · Interprétation · 1er décembre 1821

Selon l’historien Frank Moya Pons, José Núñez de Cáceres proclame à Santo Domingo, dans l’est de l’île, le 1er décembre 1821, un État nommé « Estado Independiente del Haití Español », c’est-à-dire l’État indépendant de l’Haïti espagnol.

À garder en tête : Le libellé est établi ici par une étude historique ; l’acte original de proclamation n’est pas la preuve de cette affirmation.

Selon l’historienne Anne Eller, l’unification de toute l’île d’Hispaniola sous le président haïtien…

Point 15 sur 19 · Interprétation · 1822

Selon l’historienne Anne Eller, l’unification de toute l’île d’Hispaniola sous le président haïtien Jean-Pierre Boyer commence en 1822, et Boyer abolit alors l’esclavage dans l’est de l’île.

À garder en tête : Synthèse de 2016 : la date est celle qu’Eller établit, sans retour aux pièces ici.

Dans un livre publié en 1843, Victor Schœlcher appelle rétrospectivement l’est « partie espagnole de…

Point 16 sur 19 · Témoignage · faits racontés · emploi imprimé en 1843

Dans un livre publié en 1843, Victor Schœlcher appelle rétrospectivement l’est « partie espagnole de Saint-Domingue » à propos de faits de 1814 ; sur la même page, il emploie « ancienne colonie de Saint-Domingue » pour l’ouest.

À garder en tête : 1843 date l’emploi imprimé ; 1814 date les faits racontés. Les deux expressions de la page désignent deux espaces différents.

Selon l’historienne Anne Eller, le 27 février 1844, un groupe de Dominicains proclame à Santo Domingo la…

Point 17 sur 19 · Interprétation · 27 février 1844

Selon l’historienne Anne Eller, le 27 février 1844, un groupe de Dominicains proclame à Santo Domingo la séparation d’avec Haïti, qui gouvernait alors toute l’île d’Hispaniola ; la sécession officielle intervient le lendemain, et la République dominicaine est proclamée.

À garder en tête : Synthèse de 2016 : la date est celle qu’Eller établit, sans retour aux pièces ici.

Fumagalli rapporte en 2015 que des Haïtiens appellent aussi l’île Haïti, tandis que des Dominicains la…

Point 18 sur 19 · Interprétation · étude publiée en 2015

Fumagalli rapporte en 2015 que des Haïtiens appellent aussi l’île Haïti, tandis que des Dominicains la nomment Española ou Santo Domingo.

À garder en tête : Ces usages sont décrits dans une étude de 2015 et ne sont pas attribuables indistinctement à tous les habitants des deux pays.

Sur la page « Présentation de la République dominicaine » mise à jour le 18 juin 2026, le ministère français…

Point 19 sur 19 · Témoignage · date de mise à jour affichée

Sur la page « Présentation de la République dominicaine » mise à jour le 18 juin 2026, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères donne « Saint-Domingue » comme nom de la capitale dominicaine.

À garder en tête : Il s’agit ici de la ville de Santo Domingo et d’un état de page institutionnelle susceptible d’être modifié, pas d’une désignation de la colonie ou de l’île.