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Esclavage aux Antilles

Source

Registre de cédules concernant les personnes parties de la zone française et San Lorenzo (AGI, SANTO_DOMINGO,874,L.21)

Conseil des Indes et monarchie espagnole

Pièce d’archives · 1679-1680

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Notice

Droits : Archivo General de Indias, reproduction numérique diffusée par PARES ; œuvre du domaine public, conditions de réutilisation de la reproduction à vérifier avant publication d’image.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Lieu

San Lorenzo de los Minas : franchir la frontière pour devenir libre, 1677–1748

À partir de 1677, des personnes esclavisées qui ont fui la partie française d’Hispaniola obtiennent la liberté dans la colonie espagnole et sont regroupées près de Santo Domingo. Elles fondent des familles, cultivent et agissent collectivement. Pendant soixante-dix ans, les autorités hésitent pourtant entre les employer, les gouverner séparément, les disperser ou les renvoyer vers la partie française.

9 min · 1664–1789 · Saint-Domingue, Hispaniola et circulations franco-espagnoles

Points étayés

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À Santo Domingo en 1679, la liberté reconnue à la plupart des personnes venues de la partie française d’Hispaniola n’excluait ni le travail imposé ni la tutelle espagnole. Une cédule royale du 25 novembre rapporte que l’Audiencia avait déclaré libres la plupart d’entre elles, que le gouverneur les avait établies dans le village de San Lorenzo et fait travailler à la muraille, et que leur nombre était passé de seize à plus de soixante avec la diffusion de la nouvelle. Dans une lettre du 18 juillet, l’archevêque dénonçait le jour de travail hebdomadaire qu’un chef espagnol exigeait à son profit et proposait un protecteur de l’Audiencia ainsi qu’un gouvernement du village par ses habitants, sur le modèle du village autochtone de Boyá.

Le 3 septembre 1680, une cédule royale destinée à Santo Domingo distingue trois situations : rendre à leur propriétaire les personnes parties d’un maître espagnol qui prouve son droit ; donner la liberté à celles parties de maîtres non espagnols « en seguimiento de su libertad » ; enquêter sur celles capturées par des particuliers espagnols, tout en pouvant les employer provisoirement aux réparations de la muraille. La règle fait donc dépendre le statut de l’origine politique du propriétaire et du mode d’arrivée, sans reconnaître une liberté uniforme à toutes les personnes venues de la partie française.