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Esclavage aux Antilles

Source

La fuga de esclavos de la colonia francesa a la colonia española de Santo Domingo, la fundación del pueblo de los Minas, y la resistencia y solidaridad de los negros libres

Amadeo Julián

Étude · 2018

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Lieu

San Lorenzo de los Minas : franchir la frontière pour devenir libre, 1677–1748

À partir de 1677, des personnes esclavisées qui ont fui la partie française d’Hispaniola obtiennent la liberté dans la colonie espagnole et sont regroupées près de Santo Domingo. Elles fondent des familles, cultivent et agissent collectivement. Pendant soixante-dix ans, les autorités hésitent pourtant entre les employer, les gouverner séparément, les disperser ou les renvoyer vers la partie française.

9 min · 1664–1789 · Saint-Domingue, Hispaniola et circulations franco-espagnoles

Points étayés

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À Santo Domingo en 1679, la liberté reconnue à la plupart des personnes venues de la partie française d’Hispaniola n’excluait ni le travail imposé ni la tutelle espagnole. Une cédule royale du 25 novembre rapporte que l’Audiencia avait déclaré libres la plupart d’entre elles, que le gouverneur les avait établies dans le village de San Lorenzo et fait travailler à la muraille, et que leur nombre était passé de seize à plus de soixante avec la diffusion de la nouvelle. Dans une lettre du 18 juillet, l’archevêque dénonçait le jour de travail hebdomadaire qu’un chef espagnol exigeait à son profit et proposait un protecteur de l’Audiencia ainsi qu’un gouvernement du village par ses habitants, sur le modèle du village autochtone de Boyá.

Entre 1691 et 1693, les autorités espagnoles envisagèrent de démolir San Lorenzo de los Minas et d’en disperser les habitants. Le gouverneur Pérez Caro le proposa en 1691 et l’archevêque Fernando Carvajal y Ribera appuya le transfert le 27 août 1692. Une cédule royale du 6 octobre 1693 ordonna qu’une junte décide entre démolition et maintien ; d’après le dossier réuni par Amadeo Julián, cette junte ne fut alors pas tenue et le village ne fut ni détruit ni déplacé.