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Esclavage aux Antilles

Source

Visualizing the Middle Passage: The Brooks and the Reality of Ship Crowding in the Transatlantic Slave Trade

Nicholas Radburn et David Eltis

Étude · 2019

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Notice

Droits : Article sous droits, © 2019 MIT Press, sans accès ouvert et non versé au fonds. Sa traduction française intégrale est publiée en accès ouvert et porte sa propre notice ; c’est elle qui a été dépouillée. L’original n’est ouvert que pour les grandeurs que la traduction rend faussement.

Dans les dossiers

Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.

1769–1773 — La Marie-Séraphique, deux feuilles

Un officier de la Marie-Séraphique a dessiné son navire après la campagne de 1769-1770, et il a signé. Trois ans plus tard, une seconde feuille reprend la même composition pour la campagne de 1772-1773 ; celle-là n’est pas signée. Sur chacune, les plans du bord, une vue peinte et les comptes de l’expédition tiennent dans un seul cadre. On ne sait pas qui les a commandées ni pour qui. En revanche, tout ce qu’elles portent est compté : les barriques d’eau, les vivres, l’argent — et les personnes.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Document

Le plan du Brookes montre une loi, pas une traversée

Tout le monde a déjà vu cette planche : des centaines de silhouettes noires rangées côte à côte dans une coque. On la regarde comme une photographie de l’entrepont — cet étage bas où les captifs étaient enfermés. C’est le dessin de ce qu’une loi britannique venait d’autoriser, en 1788, à bord d’un navire nommé. Et la planche est postérieure à cette loi.

9 min · 1715–1789 · Afrique atlantique

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

La planche du Brookes montre 7,17 pieds carrés par personne pour ses 470 figures, soit 0,67 m². Sur cette même planche, les hommes sont dessinés dans des espaces de six pieds sur seize pouces — cotes que Thomas Clarkson relève, et qui font huit pieds carrés ; la planche est l’œuvre de dessinateurs de la Société pour l’abolition de la traite, qui n’avaient pas vu le navire. Sur 251 traversées antérieures à 1789, l’étude donne une médiane de 6,33 pieds carrés ; sur 27 % seulement de ces traversées les captifs étaient moins entassés que ne le montre le Brookes, et sur 45 % — 114 sur 251 — ils disposaient de moins de 6 pieds carrés, ce que l’étude appelle, d’après le « sombre langage » du commerce, « tight packing ». L’image qui a servi à dénoncer l’entassement en montre donc moins que la traite n’en pratiquait.

  • Visualizing the Middle Passage: The Brooks and the Reality of Ship Crowding in the Transatlantic Slave Trade — p. 533-565, article dont la traduction de 2024 est faite : il chiffre toutes ses surfaces en pieds carrés et n’en porte aucune en mètres carrés — 2 650 pour le Brooks. Les pieds carrés publiés ici sont les siens ; les mètres carrés sont notre conversion, sur le pied anglais de 30,48 cm
  • Visualiser le Passage du milieu. Le Brooks et la réalité de l’entassement à bord pendant la traite transatlantique — corps du chapitre — attention, les conversions en mètres carrés de cette traduction sont fausses et aucune n’est reprise ici ; les citations qui suivent situent le passage, elles ne fournissent aucune valeur — « les 470 captifs décrits sur le dessin disposaient chacun en moyenne de 2,18 m² » ; « l’espace disponible en moyenne par esclave lors de 251 voyages ayant eu lieu avant 1789 était de 2,44 m² ; lors de seulement 68 de ces voyages (27 %), les captifs étaient moins entassés que ne le montre le Brooks » ; « lors de 114 des 251 voyages (46 %) […] moins de 1,83 m² par personne » ; § 12 pour les deux artistes de la SEAST qui n’avaient pas vu le navire

Calculé par l’étude pour la campagne de 1769-1770, l’espace dont dispose chaque captif à bord de la Marie-Séraphique est de 6,25 pieds carrés, soit 0,58 m² — moins que les 7,17 pieds carrés que montre la planche du Brookes. Sur les six expéditions de la Marie-Séraphique, l’espace par personne va de 6,25 pieds carrés en 1769-1770 et 5,58 en 1772-1773 jusqu’à 4,5 en 1776-1777, son dernier voyage, en passant par 5 en 1765-1766, 6 en 1770-1771 et 5,17 en 1773-1774.

  • Visualizing the Middle Passage: The Brooks and the Reality of Ship Crowding in the Transatlantic Slave Trade — p. 533-565, article dont la traduction de 2024 est faite : il chiffre toutes ses surfaces en pieds carrés et n’en porte aucune en mètres carrés. L’espace par personne de la campagne de 1769-1770 y est donné deux fois sous la forme « 6 feet, 3 inches », soit les 6,25 pieds carrés publiés ici ; la coque du navire y fait 1 637 pieds carrés — « The ship was 1,637 square feet (67 feet by 24 feet, 5 inches) »
  • Visualiser le Passage du milieu. Le Brooks et la réalité de l’entassement à bord pendant la traite transatlantique — corps du chapitre — attention, les conversions en mètres carrés de cette traduction sont fausses et aucune n’est reprise ici ; les citations qui suivent situent le passage, elles ne fournissent aucune valeur — « les captifs occupent simplement 1,98 m² par personne » ; « les 470 captifs décrits sur le dessin disposaient chacun en moyenne de 2,18 m² » ; « l’espace disponible en moyenne par esclave lors de 251 voyages ayant eu lieu avant 1789 était de 2,44 m² ; lors de seulement 68 de ces voyages (27 %), les captifs étaient moins entassés que ne le montre le Brooks » ; « lors de 114 des 251 voyages (46 %) […] moins de 1,83 m² par personne ». Note 26 pour la série des six expéditions : 1,5 (1765-1766), 1,91 (1769-1770), 1,83 (1770-1771), 1,70 (1772-1773), 1,57 (1773-1774), 1,32 (1776-1777)