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Esclavage aux Antilles

Source

Libres de couleur. Les esclaves affranchis et leurs descendants

Frédéric Régent

Étude · 2023

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Notice

Droits : Ouvrage commercial ; copie et dérivé réservés au travail documentaire interne, sans redistribution.

Dans les fiches

Les formats courts qui citent cette source dans leur bibliographie.

Notion

Libres de couleur : devenir propriétaire sans devenir l’égal des Blancs

Dans cette fiche : Synthèse de Frédéric Régent (2023) : définition des libres de couleur, premiers libres propriétaires en 1664-1671, cadastre de 1732, effectifs de 1700 et 1790, exploitations de 1796-1798, capitation de 1694-1696 et élections de 1792.

9 min · 1664–1802 · Guadeloupe et dépendances, Martinique

Points étayés

Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.

Selon Frédéric Régent, le rôle d’imposition de 1664 de la Guadeloupe porte quatre « nègres libres » sur…

Point 1 sur 6 · Mesure · 1664–1671

Selon Frédéric Régent, le rôle d’imposition de 1664 de la Guadeloupe porte quatre « nègres libres » sur environ 700 maîtres de case, dont Jean Sence, au quartier de la Rivière-à-Collas jusqu’à l’Anse à la Barque, et Anthoinne Pierre, à Vieux-Habitants. Au dénombrement de 1671, Jean Sence possède deux esclaves ; au terrier de 1671, Anthoinne Pierre, désormais appelé Antoine Pedro, est propriétaire d’une terre d’environ 13 hectares, cultivée en partie en vivres.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les mentions de couleur ne sont pas systématiques à cette époque : Régent cite des personnes portées sans mention de couleur en 1664 et qualifiées dans des documents postérieurs. Le compte de quatre sur environ 700 ne dit donc pas combien de libres d’ascendance africaine tenaient alors une case.

  • Libres de couleur. Les esclaves affranchis et leurs descendants (cette notice) — p. 169-170, chapitre sur la place économique des libres de couleur : rôle de 1664, dénombrement et terrier de 1671

Selon Frédéric Régent, les libres de couleur de la Guadeloupe sont 325 en 1700, soit 8 % de la population…

Point 2 sur 6 · Mesure · 1700–1790

Selon Frédéric Régent, les libres de couleur de la Guadeloupe sont 325 en 1700, soit 8 % de la population libre, et 3 125 en 1790, soit 18 %.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Chiffres donnés par Régent sans le détail des recensements qui les portent ; la catégorie dépend de ceux qui recensent.

  • Libres de couleur. Les esclaves affranchis et leurs descendants (cette notice) — p. 160, comparaison des effectifs de libres de couleur dans les colonies françaises

Selon Frédéric Régent, sur le plan cadastral de la Grande-Terre de 1732, une seule concession sur 652…

Point 3 sur 6 · Mesure · 1732–1798

Selon Frédéric Régent, sur le plan cadastral de la Grande-Terre de 1732, une seule concession sur 652 appartient à un homme auquel un qualificatif de couleur est attribué, alors que plusieurs dizaines de ces concessionnaires ont une ancêtre noire. Au début de la Révolution, environ 5 % des esclaves appartiennent au groupe des libres de couleur. Sur environ 2 000 exploitations agricoles recensées en 1796-1798 en Grande-Terre et en Basse-Terre, Petit-Bourg excepté, il compte 384 habitations appartenant à des personnes qu’il classe comme « métissés » et 91 à des « noirs ». Selon lui, ils n’ont quasiment jamais les moyens financiers, ni le crédit, pour acheter des manufactures à sucre.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les groupes « métissés » et « noirs » sont ceux que Régent construit ; ils ne se superposent pas aux rubriques des recensements. L’ancêtre noire des concessionnaires de 1732 est établie par ses recherches généalogiques, non par le plan, qui ne qualifie qu’un concessionnaire. Les 5 % ne sont pas datés plus précisément que le début de la Révolution.

  • Libres de couleur. Les esclaves affranchis et leurs descendants (cette notice) — p. 170-171, même chapitre : plan cadastral de 1732, part des esclaves au début de la Révolution, dénombrement des recensements de 1796-1798, moyens et crédit

Selon Frédéric Régent, dans les colonies françaises, la déclaration royale du 23 octobre 1694 ordonne aux…

Point 4 sur 6 · Prescription · 1694-10-23–1696-10-12

Selon Frédéric Régent, dans les colonies françaises, la déclaration royale du 23 octobre 1694 ordonne aux libres ayant un ascendant africain de payer la capitation ; face aux protestations, la décision est annulée le 12 octobre 1696, mais les recensements continuent de distinguer les « nègres » et mulâtres libres.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Régent ne dit pas qui proteste ni comment ; la déclaration n’est pas lue ici sur l’original.

  • Libres de couleur. Les esclaves affranchis et leurs descendants (cette notice) — p. 143, chapitre sur les barrières de couleur ; chronologie, p. 457-458

Selon Frédéric Régent, la loi du 4 avril 1792 sur l’égalité politique des libres de couleur est appliquée…

Point 5 sur 6 · Événement · 1792-04-04–1792-06-24

Selon Frédéric Régent, la loi du 4 avril 1792 sur l’égalité politique des libres de couleur est appliquée immédiatement en Guadeloupe : dès le 4 juin, le gouverneur appelle de nouvelles assemblées primaires ouvertes à tous les citoyens pour le 24 juin, qui désignent une nouvelle Assemblée coloniale et renouvellent les municipalités, sans qu’aucun citoyen de couleur n’y soit élu ; ils sont peu nombreux à répondre aux critères censitaires.

Précisions nécessaires à l’interprétation

L’explication par les critères censitaires est celle de Régent ; il ne chiffre pas les libres de couleur qui y répondaient.

  • Libres de couleur. Les esclaves affranchis et leurs descendants (cette notice) — p. 269-270, chapitre sur la Révolution : application de la loi du 4 avril 1792 en Guadeloupe

Selon Frédéric Régent, les libres de couleur sont des affranchis ou des descendants d’affranchis, dans des…

Point 6 sur 6 · Interprétation · sociétés coloniales européennes, XVIe-XIXe siècle

Selon Frédéric Régent, les libres de couleur sont des affranchis ou des descendants d’affranchis, dans des sociétés coloniales où les personnes réduites en esclavage sont originaires d’Afrique subsaharienne. Un libre de couleur se distingue d’un blanc par sa couleur de peau, mais aussi par son statut juridique : il dispose de moins de droits, se voit imposer un certain nombre d’interdits professionnels ou honorifiques et supporte des charges fiscales ou militaires supérieures. Le libre de couleur est, selon lui, une spécificité des sociétés coloniales européennes entre le XVIe et le XIXe siècle.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Définition d’historien, posée pour l’ensemble des colonies européennes ; les catégories et les mots des documents varient selon les territoires et les époques.

  • Libres de couleur. Les esclaves affranchis et leurs descendants (cette notice) — p. 7, introduction, premier paragraphe

Dans le glossaire

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