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Esclavage aux Antilles

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« Retrancher les fêtes pour les nègres seulement ». La réduction des fêtes religieuses dans la Caraïbe française au XVIIIe siècle, une mise à l’écart des chrétiens non blancs

Domitille de Gavriloff

Étude · 2024

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1640–1844 — Baptiser, posséder, surveiller : l’Église dans l’esclavage aux Antilles

Le baptême fait entrer une personne dans la communauté chrétienne, mais ne la rend pas libre. Aux Antilles françaises, des missionnaires enseignent le salut — la vie éternelle auprès de Dieu —, des curés célèbrent des rites comme le baptême et le mariage, et des ordres religieux possèdent des habitations — des exploitations agricoles coloniales — et des personnes. Leurs désaccords portent souvent sur ce qu’ils appellent un « juste titre », une raison qu’ils jugent légitime pour asservir ou posséder, sur la discipline ou sur l’autorité qui doit gouverner — sans faire disparaître l’esclavage.

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Énoncé 1 sur 1 · Interprétation · 1719–1761

Dans plusieurs territoires de la Caraïbe française au XVIIIe siècle, les dimanches et fêtes donnent aux personnes esclavisées des temps qu’elles emploient notamment pour les jardins vivriers, le marché, la circulation, les relations sociales et la pratique religieuse. Des autorités missionnaires, administratives et judiciaires cherchent à réduire ou à surveiller ces temps lorsqu’elles les jugent contraires au travail, à la discipline religieuse ou à l’ordre esclavagiste.