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Esclavage aux Antilles

Période

Passage au sucre et prise de contrôle royal

Cette page rassemble les récits, les repères et les sources déjà publiés sur ce sujet. Elle sert d’index et ne remplace pas une lecture suivie.

Dans les dossiers

Les récits suivis qui abordent ce sujet.

1625–1685 — Quand l’esclavage s’impose aux Antilles

Entre 1625 et 1685, la conquête, les compagnies, la traite, le sucre et le droit font de plusieurs colonies françaises des sociétés organisées autour de l’esclavage. Ce récit suit ce basculement à hauteur des personnes dont le déplacement, le travail, les enfants et les possibilités de fuite sont soumis à ce nouvel ordre.

Dans les fiches

Des explications courtes pour ouvrir une notion, un document ou une question.

Document

La Concorde : suivre un voyage de déportation en 1669–1670

La Concorde est un navire français qui transporte 563 personnes captives depuis le royaume d’Ardra, dans l’actuel Bénin. Le journal de l’expédition permet de suivre son voyage jusqu’à la Martinique.

501 mots de rédaction · sources localisées

Points établis dans les publications

Chaque point reprend un énoncé sourcé déjà employé dans un dossier ou une fiche. Sa réserve précise ce que les sources ne permettent pas de généraliser.

En 1671, la montée du sucre est déjà nette en Guadeloupe et en Martinique, mais les rythmes de transformation et les structures foncières diffèrent entre les deux îles.

À garder en tête : Le passage du tabac au sucre est un processus : les petites exploitations et les autres cultures ne disparaissent ni partout ni au même moment.

À la Tortue et dans la partie française de Saint-Domingue, l’esclavage se développe selon une chronologie différente de celle des Îles-du-Vent : les engagés restent longtemps nombreux, les prises et le commerce interlope jouent un rôle important, et la traite régulière demeure limitée avant la fin des années 1680.

À garder en tête : Les estimations disponibles sont prudentes et ne permettent pas de traiter la Tortue, le Cap et les différentes côtes comme un espace uniforme.

Dans les années 1680, la frontière entre la partie française de Saint-Domingue et la colonie espagnole offre une voie de fuite à des personnes esclavisées ; des pratiques espagnoles d’asile, d’affranchissement et d’intégration militaire font du marronnage un enjeu diplomatique et territorial.

À garder en tête : Les motifs prêtés aux fugitifs viennent surtout d’autorités françaises hostiles, et l’accueil n’implique pas que chaque personne obtienne automatiquement liberté, terres ou intégration militaire.

Au début de mars 1670, alors que la Justice est encore au mouillage sur la côte d’Ardra, d’Elbée écrit que 434 personnes captives se trouvent à son bord ; il rapporte que certaines tombent malades tandis que la terre reste visible.

À garder en tête : D’Elbée désigne ces personnes comme des « Noirs » et interprète lui-même leur état comme de la « mélancolie » et de la « tristesse ». Son témoignage rend visibles l’enfermement et la maladie, mais ne donne pas directement accès à leurs paroles.

Dans sa description du marché d’Ardra en 1670, d’Elbée distingue des prisonniers de guerre, des personnes livrées par des royaumes voisins, des personnes nées dans l’esclavage et d’autres asservies à la suite d’une condamnation ou pour une dette impayée.

À garder en tête : D’Elbée propose les catégories générales d’un organisateur européen de la traite. Il ne relie aucune des 997 personnes embarquées sur la Justice et la Concorde à une catégorie, un village ou une circonstance individuelle de mise en captivité.

Le journal de d’Elbée décrit une expédition française partie en 1669 avec la Justice et la Concorde vers la côte d’Ardra. La Justice y embarque 434 personnes avant de partir en mars 1670 ; la Concorde en embarque 563, dont 443 sont signalées vivantes à son arrivée à la Martinique le 13 septembre 1670 : selon ce bilan, 120 personnes sont mortes pendant la traversée.

À garder en tête : Le volume compte les personnes embarquées et donne un bilan d’arrivée pour la Concorde, mais aucun nom ni devenir après le débarquement. La somme des arrivées des deux navires varie selon les compilations postérieures ; elle n’est donc pas utilisée ici.

Repères chronologiques

Les événements déjà mobilisés dans un dossier publié.

La Concorde arrive en Martinique après un voyage de traite depuis Ardra

Un avis de l’imprimeur compte 563 personnes embarquées sur la Concorde et 443 vivantes à son arrivée à la Martinique le 13 septembre 1670 : selon ce bilan, 120 sont mortes pendant la traversée.

La montée du sucre est nette dans les deux îles, selon des rythmes différents

Le sucre coexiste encore avec le tabac et de petites exploitations, selon une configuration propre à chaque île.

L’approvisionnement en captifs favorise la Martinique par rapport aux autres îles françaises

Circuits officiels, commerce interlope, prises en mer et transferts entre îles alimentent les colonies dans des proportions différentes.

La frontière espagnole devient une voie de fuite à Saint-Domingue

Les politiques d’accueil espagnoles transforment certaines fuites en enjeu diplomatique.

Sources reliées

Sources citées par les points publiés ou déjà repérées pour poursuivre l’enquête.

Voir les questions documentaires encore ouvertes