XVIIe siècle–années 1850 — Faire famille sous l’esclavage
Dans ce dossier : Ce que les listes coloniales font des familles.
Source
Arlette Gautier
Cette page indique où la source est utilisée sur le site et quels points elle permet d’étayer.
Droits : Ouvrage contemporain sous droits ; copie locale réservée au dépouillement interne, sans redistribution.
Les publications qui citent cette source dans leur bibliographie.
Dans ce dossier : Ce que les listes coloniales font des familles.
Les points publiés dont une preuve renvoie directement à cette source.
Les listes coloniales étudiées par Gautier ne reflètent pas directement les liens vécus. Certaines regroupent les personnes par familles ; d’autres énumèrent d’abord les hommes, puis les femmes avec leurs enfants et rendent ainsi les pères moins visibles. Cette transformation documentaire accompagne le regard du propriétaire devenu chef d’entreprise, mais elle ne prouve ni la disparition des couples ni l’absence de liens paternels.
Les listes sont hétérogènes par date, colonie, plantation et producteur. L’interprétation porte sur leurs catégories et leur ordre ; elle ne permet pas de reconstituer sans les actes originaux chaque famille ni de généraliser une pratique notariale à toutes les Antilles.