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Esclavage aux Antilles

Lieu et espace

Hispaniola et circulations franco-espagnoles

Cette page rassemble les récits, les repères et les sources déjà publiés sur ce sujet. Elle sert d’index et ne remplace pas une lecture suivie.

Dans les dossiers

Les récits suivis qui abordent ce sujet.

Ventes de 1670 à 1789 — Arriver aux Antilles pour y être vendu

En avril 1768, le navire négrier le Vizon, venu de Nantes, est mouillé dans la rade de Saint-Marc, à Saint-Domingue. Dans la nuit du 19 au 20, deux hommes que le navire a amenés s’enfuient. C’est son capitaine qui les fait rechercher : pour lui, ils font encore partie de sa cargaison. Ce dossier suit, depuis les personnes déportées d’Afrique, le temps qui sépare l’arrivée du navire de leur départ avec un acheteur, et fait comprendre qui l’organise.

Dans les fiches

Des explications courtes pour ouvrir une notion, un document ou une question.

Notion

Qu’est-ce qu’un engagé dans les Antilles françaises ?

Au XVIIe siècle, des milliers de jeunes Français partent travailler aux Antilles sous contrat : on les appelle les engagés, ou les « trente-six mois ». Leur travail est contraint, mais leur service a une fin. Celui des Africains réduits en esclavage n’en a pas. Avec le sucre, les colons recourent de plus en plus à ces Africains asservis, et les engagés reculent à des rythmes différents selon les îles.

7 min · 1620–1789 · Petites Antilles et circulations intercoloniales, Martinique, +7

Points établis dans les publications

Chaque point reprend un énoncé sourcé déjà employé dans un dossier, une fiche ou une entrée autonome de « Vies et actions », avec la localisation exacte de ses preuves et sa limite de portée.

Dans une lettre au ministre signée au Cap le 10 octobre 1700, Gallifet écrit que les engagés de…

Point 1 sur 4 · Prescription · 1700-10-10

Dans une lettre au ministre signée au Cap le 10 octobre 1700, Gallifet écrit que les engagés de Saint-Domingue sont « autant adonnez au maronnage que les naigres » et que plusieurs se sauvent chez les Espagnols. Il dit avoir ordonné qu’on donne quatre écus à ceux qui les arrêteraient et que le service de l’engagé repris soit prolongé de six mois « pour compensation de quatre escus, et punition de sa faute » ; selon lui, la mesure a eu beaucoup de succès.

Précisions nécessaires à l’interprétation

La lettre établit l’ordre que Gallifet dit avoir donné et le succès qu’il lui prête ; elle ne cite ni le texte de l’ordonnance, ni une capture, ni le nombre d’engagés repris ou prolongés. Les six mois ne compensent pas le temps perdu : la lettre les présente comme le remboursement de la prime et la punition de la fuite. L’emploi du même mot de marronnage pour les engagés et pour les personnes esclavisées ne rend pas leurs statuts identiques : l’engagé repris garde un terme, rallongé.

Selon Crystal Nicole Eddins, qui s’appuie sur les travaux de Jane Landers, treize fugitifs de Saint-Domingue…

Point 2 sur 4 · Événement · interrogatoire à Santo Domingo

Selon Crystal Nicole Eddins, qui s’appuie sur les travaux de Jane Landers, treize fugitifs de Saint-Domingue pris en 1770 dans la campagne frontalière sont interrogés à Santo Domingo. Parmi eux, un Africain nommé Bucu, qui ne porte pas de marque au fer, ne sait pas depuis combien de temps il est dans la colonie, parce qu’il s’est enfui vers l’est aussitôt après avoir quitté le navire négrier.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le cas est connu de troisième main : Eddins le rapporte d’après Jane Landers, qui l’a tiré d’un interrogatoire espagnol que le dépôt ne détient pas, pas plus que l’étude de Landers. Il ne donne ni le port ni la date de l’arrivée de Bucu, ni son nom dans les pièces françaises. La conclusion d’Eddins sur ce que les arrivants savaient de la frontière reste la sienne.

Un témoignage dressé à Santo Domingo le 8 avril 1679 recense treize personnes arrivées depuis l’ouest…

Point 3 sur 4 · Événement · 1678-10-11–1679-02-13

Un témoignage dressé à Santo Domingo le 8 avril 1679 recense treize personnes arrivées depuis l’ouest d’Hispaniola occupé par des colons français entre le 11 octobre 1678 et le 13 février 1679, réparties sur huit dates d’arrivée consignées. Le notaire consigne le nom de douze d’entre elles, des âges estimés, plusieurs catégories d’origine et, pour certaines, le lieu quitté ou une capture antérieure par les Français : deux garçons d’environ onze ou douze ans y sont dits pris lors du sac de Maracaibo, ville alors sous domination espagnole.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Les prénoms, âges et catégories d’origine sont ceux consignés dans le témoignage espagnol ; ils ne doivent pas être assimilés sans preuve aux noms reçus à la naissance, à des identités fixes ou à des lieux de naissance. Le rapprochement de treize personnes et de huit dates établit que plusieurs arrivées réunissent plus d’une personne, mais la composition exacte de chaque groupe n’est pas établie ici et les liens que les personnes déclarent entre elles ne sont pas tous précisés. Le témoignage récapitule des dates d’arrivée, non les itinéraires complets ni les paroles des personnes.

Le 8 avril 1679, Gerónimo de Quesada, notaire public de Santo Domingo et du tribunal de la Real Contaduría,…

Point 4 sur 4 · Témoignage · 1679-04-08

Le 8 avril 1679, Gerónimo de Quesada, notaire public de Santo Domingo et du tribunal de la Real Contaduría, certifie l’arrivée de treize personnes parties de l’ouest d’Hispaniola occupé par des colons français. Il précise que ce total ressort des déclarations recueillies auprès de ces personnes en vertu d’une décision du président de la Real Audiencia et que ces déclarations restent en sa possession.

Précisions nécessaires à l’interprétation

Le certificat résume les déclarations sans les reproduire. Les formulations, catégories et liens consignés restent ceux du notaire ; ils ne peuvent pas être attribués mot pour mot aux treize personnes.

Repères chronologiques

Les événements déjà mobilisés dans un dossier, une fiche ou « Vies et actions ».

Treize personnes quittent la colonie française d’Hispaniola et font leurs déclarations à Santo Domingo

Le certificat dressé le 8 avril 1679 récapitule huit dates d’arrivée ; il ne donne pas les itinéraires complets ni la décision ensuite prise pour ces treize personnes.

Sources reliées

Sources citées par les points publiés ou déjà repérées pour poursuivre l’enquête.